Guinée-Bissau: un scrutin calme

  • 13 avril 2014
Les Bissau-guinéens ont voté ce 13 avril 2014 pour pour tourner la page des coups d'Etat dans leur pays
Les Bissau-guinéens ont voté ce 13 avril 2014 pour pour tourner la page des coups d'Etat dans leur pays

Les Bissau-guinéens ont calmement voté ce dimanche pour élire un président de la République, parmi 13 candidats.

Les bureaux de vote ont été fermés à 18h GMT.

Le scrutin présidentiel couplé à des élections législatives est censé mettre fin à la transition en vigueur depuis 2012.

Il devrait surtout marquer la fin des nombreux coups d’Etat dans cette ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1974.

Si aucun des 13 candidats n’obtient la majorité requise pour gagner la présidentielle, un second tour sera organisé le 18 mai prochain.

Le scrutin était surveillé par des soldats venus des pays de la sous-région ouest-africaine et s'est déroulé en présence d'observateurs électoraux étrangers comprenant une mission de l'Union africaine.

Paulo Gomes, Abel Incada et José Mario Vaz sont les candidats les plus en vue. Le premier, candidat indépendant, est économiste de formation. Il a travaillé à la Banque mondiale.

Les deux autres dirigent les principales formations politiques du pays: le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC) et le Parti de la rénovation sociale (PRS) de l'ex-président Kumba Yala, décédé la semaine dernière.

Le dernier coup d’Etat a eu lieu en avril 2012, sous la direction du général Antonio Injai, au moment où le pays s’apprêtait à organiser le second tour des élections générales.

Depuis cette date, un régime de transition conduit par Manuel Serifo Nhamadjo dirige ce pays de 1,6 million d’habitants.

La Guinée-Bissau a une réputation de plaque tournante de la drogue en Afrique de l’Ouest.