RDC: une dizaine d'anciens du M23 amnistiés

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Image caption Les ex-rebelles du M23.

Une dizaine de membres de la délégation de l'ex-rébellion congolaise Mouvement du 23 mars, dont le chef, a bénéficié d'une amnistie en l'échange d'un engagement à ne pas récidiver, a annoncé samedi la ministre de la Justice.

« Plus d'une dizaine de M23 » civils et militaires ont été amnistiés en l’échange d’un « acte d'engagement » de ne pas récidiver. Parmi cette dizaine d’homme se trouve René Abandi, le chef de file de cette délégation du M23.

« Il y en a beaucoup plus qui pourront faire l'objet d'amnistie », a ajouté Wivine Matipa, la ministre congolaise de la Justice à Kinshasa. Ils doivent pour cela remplir un formulaire les engageant à ne pas récidiver ;

Le M23 opérait dans le Nord-Kivu, province du Nord de la République démocratique du Congo, limitrophe avec le Rwanda et l’Ouganda. Selon l’ONU, ce deux pays voisins soutenaient d’ailleurs le mouvement de rébellion. Une accusation niée par Kigali et Kampala.

Le groupe a été dissous début novembre par l'armée congolaise et les Casques bleus, après un an et demi d'existence.

Le gouvernement clément

Le 11 février, le président Joseph Kabila a promulgué une loi d'amnistie concernant des faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques commis en RDC entre le 18 février 2006, date de promulgation de la Constitution, et le 20 décembre 2013, date d'approbation du projet de loi par le gouvernement.

A partir de la promulgation de la loi, les candidats ont six mois pour remplir le formulaire.

Fin mars, le M23 a accusé les autorités congolaises d'avoir arbitrairement arrêté certains de ses cadres civils retournés d'exil, estimant qu'elles bafouaient ainsi les déclarations de paix de décembre ayant formellement mis fin au conflit.