Les filles étaient 230 au total

  • 21 avril 2014

Les autorités scolaires dans l'Etat de Borno au Nigeria indiquent que les filles enlevées par des ravisseurs étaient environ 230.

Dans une interview à la BBC, la directrice de l'école Asabe Kwambura a déclaré au que le registre de l'école montre que les écolières portées disparues sont plus nombreuses qu'on ne le savait.

Selon Asabe Kwambura, qui base ses chiffres sur le nombre de parents qui ont signalé la disparition de leurs enfants, 43 des filles ont été retrouvées.

Auparavant le gouverneur de l'Etat de Borno avait déclaré que sept filles ont réussi à s'échapper des mains des ravisseurs.

Kashim Shettima disait aussi qu'une autre fille avait réussi à s'enfuir le jour même de l'attaque, c'est-à-dire lundi dernier.

Le groupe islamiste Boko Haram est soupçonné d'avoir orchestré l'enlèvement, mais le mouvement, qui revendique d'habitude ses actes, est resté silencieux.

Rien que cette année, quelques 1.500 personnes auraient été tuées dans des attaques attribuées à Boko Haram.

Le groupe, dont le nom signifie littéralement "l'Education occidentale est proscrite", se bat pour faire du Nigeria un califat islamique.

Boko Haram a souvent pris pour cible des établissements scolaires.

Le gouverneur Shettima n'a pas donné de détails sur les circonstances dans lesquelles les filles se sont échappées et ce pour des raisons de sécurité.

Samedi, Asabe Kwambura a lancé un appel aux ravisseurs, les priant de "faire preuve de grâce à l'égard des écolières."

Les militants auraient emmené les filles dans des zones forestières près de la frontière avec le Cameroun.

Des parents d'élèves et des groupes d'auto-défense se sont rendus dans ces zones pour aider dans la recherche des adolescentes.

Un état d'urgence est en vigueur dans les Etats de Borno, de Yobé et de l'Adamawa depuis le mois de mai dernier, mais cela n'y a rien fait: les violences se sont poursuivies dans ces trois Etat et au-delà.