Juba: les "traitres" ne seront pas jugés

  • 24 avril 2014
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Image caption Pagan Amum était ministre du pétrole dans le gouvernement de Kiir

Les autorités du Soudan du Sud ont abandonné les poursuites engagées contre quatre responsables politiques qui étaient accusés d'avoir contribué au déclenchement de la guerre civile.

Un ancien ministre issu du SPLM au pouvoir fait partie des quatre ex-prévenus.

Accusé par le régime de Salva Kiir d'avoir voulu ourdir un complot contre le président, ils clamaient tous leur innocence.

Leur remise en liberté était l'une des principales revendications des forces rebelles avant tout cessez-le-feu dans cette guerre civile qui, débutée en décembre 2013, a poussé au moins un million de personnes hors de leurs domiciles.

C'est officiellement le ministre sud-soudanais de la Justice qui a demandé la fin des poursuites judiciaires contre les quatre ex-dignitaires.

De nombreux observateurs avaient fait valoir que leur arrestation était motivée par le fait que les désormais ex-prévenus étaient proches du vice-président Riek Machar, aujourd'hui à la tête de la rébellion armée.

En revanche les accusations de hautre trahison sont maintenues toujours contre contre M. Machar et deux de ses partisans.

Selon le ministre de la justice, il s'agit de Taban Deng Gai, ex-gouverneur de l'Etat pétrolier d'Unité dans le nord, et Alfred Lado Gore, qui était lui chargé du porte-feuille de l'Environnement.

En rappel, les quatre personnalités avaient été arrêtés à la mi-décembre aux premières heures des combats qui avaient éclaté pour des raisons encore obscures.

Le président Salva Kiir avait alors accusé son vice-président de tentative de coup d'Etat; ce que ce dernier a toujours nié.

Si l'abandon des poursuites s'offre comme une occasion d'ouverture vers la paix, son impact eventuel est atténué par le maintien des charges contre Riek Machar.