Tchad: Suite de l'affaire Hissène Habré

  • 9 juin 2014
Image caption Hissène Habré, ancien president tchadien

Au Tchad les juges d'instruction ont achevé hier la 4ème et en principe dernière commission rogatoire internationale. Une mission au cours de laquelle une équipe d'experts anthropologues argentins a procédé à des exhumations dans le sud et le nord-est du pays sur des sites présumés de charniers.

A l'issue de cette mission le procureur auprès des Chambres Africaines Extraordinaires Mbacké Fall lance un appel aux autorités tchadiennes pour qu'elles respectent leur engagement à extrader deux suspects incarcérés à N'Djamena.

Les experts collectent des ossements et des indices balistiques. Une autre équipe reviendra en juillet pour des analyses et un rapport devrait être publié dans les trois mois suivants.

Extradition

Par ailleurs le procureur auprès des chambres africaines Mbacke Fall rappelle au Tchad et notamment au ministre de la justice qu'il s'était engagé à extrader deux suspects. Il s'agit de personnes incarcérées à N'Djamena et qui font l'objet de poursuites par les chambres africaines extraordinaires.

Depuis juillet 2013 le réquisitoire avait visé Hissène Habré, ancien president tchadien et cinq autres personnes. Pour l'instant deux sont en prison au Tchad et les trois autres sont en fuite. Tous ces suspects sont sous le coup d'un mandat d'arrêt international.

Si le Tchad ne remet pas les deux suspects incarcérés aux chambres africaines extraordinaires, le travail des juges sera bloqué, alors que L'Union Africaine a prévenu qu'il n'y aura aucune autre prolongation dans cette affaire. Les juges n'ont plus que sept à huit mois pour finir leur enquête.