Kiir et Machar s'engagent

  • 11 juin 2014
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Image caption Le président Salva Kiir et son adjoint Riek Machar ont 60 jours pour mettre en place un gouvernement d'union nationale.

Le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud ont convenu de mettre fin aux combats et de former un gouvernement de transition dans les 60 jours, selon le Premier ministre éthiopien Hailemariam Dessalegn.

Selon le correspondant de la BBC, la rencontre entre les deux leaders sud soudanais Salva Kiir et Riek Machar est la seule disposition de l’accord signé le 9 mai dernier qu’ils ont respectée jusqu’à date.

Ils ont été rappelés à l’ordre par les Chefs d’Etats de l’ l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD) réunis en assemblée extraordinaire à Addis Abeba.

Les dirigeants leur ont rappelé qu’ils sont engagés dans un processus de dialogue ouvert et sont liés par plusieurs accords de cessez-le-feu.

L’organisation régionale exige au gouvernement et aux rebelles de s’engager pleinement dans le processus de paix sous peine de sanctions.

"Les deux camps manquent d’engagement dans leur mise en œuvre. Donc nous avons voulu qu’ils discutent en face à face, devant les Chefs d’Etat de l’Igad afin qu’ils s’engagent réellement", a indiqué Hailemariam Dessalegn, Premier ministre éthiopien et président de l’assemblée des Chefs d’Etats de l’Igad.

"S’ils ne respectent pas ces accords, l’Igad prendra des mesures pour restaurer la paix au Soudan du Sud. Plusieurs options s’offrent à nous, dont des sanctions et des actions punitives", a-t-il ajouté.

Pour minimiser l’aspect punitif du sommet extraordinaire, le premier ministre éthiopien a tenu à souligner la bonne volonté des deux leaders sud soudanais non sans poser l’ultimatum.

Il a déclaré que "le principal aboutissement de ce sommet est que Salva Kiir et Riek Machar sont d’accord pour s’engager à respecter les accords de cessez-le-feu, achever les négociations dans les 60 prochains jours, puis établir un gouvernement de transition d’union nationale et enfin, poursuivre les réformes dans le pays."

Depuis décembre, des dizaines de milliers de sud soudanais ont trouvé la mort, plus d’un million ont été déplacés et la crise humanitaire continue de s’aggraver de jour en jour.

Après un congrès des différents acteurs sud-soudanais la semaine dernière, les Chefs d’Etat de l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD) se sont retrouvés à Addis Abeba pour à nouveau discuter des issues possibles de la guerre civile.

Un conflit qui a déjà duré 6 mois malgré le dialogue engagé dans la capitale éthiopienne en Janvier dernier sous les auspices de l’IGAD.