Fin de l’affaire Karim Wade en France

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Image caption La défense de Karim Wade a salué la décision de la France.

Une victoire pour Karim Wade mais pas la fin de la bataille judiciaire engagée contre le fils de l'ancien président sénégalais pour biens mal acquis.

La justice française a classé sans suite les plaintes déposées par l'Etat sénégalais contre lui à Paris.

Arrêté depuis avril 2013, Karim Wade attend son procès prévu fin juillet prochain.

C’est une "infraction insuffisamment caractérisée", voici la phrase qui classe sans suite les plaintes de l'Etat sénégalais contre Karim Wade devant la justice française.

La décision des juges de l'hexagone résonne comme une victoire pour la défense du fils du président Abdoulaye Wade, et un premier coup dur pour l'accusation.

"On le savait déjà, il n'y avait pas d'infraction, mais c'est par courtoisie diplomatique que la justice française avait mis le dossier en stand-by",

a déclaré Maitre Demba Cire Bathily, l'un des avocats sénégalais de Karim Wade à la BBC.

Son procès s'ouvre pour la première fois le 31 juillet devant la Cour de répression de l'enrichissement illicite à Dakar.

La CREI est très contestée par les avocats de Wade et les organisations de défense des droits de l'homme.

La FIDH l'a qualifiée en début de mois d'une « juridiction d'exception qui viole les droits de la défense et ne garantit pas le droit à un procès équitable »

Le pool des avocats du fils d'Abdoulaye Wade a de nouveau attaqué le dossier tant sur la forme que sur le fond, ciblant la légitimité de la Cour.

Ils ont affirmé qu'ils "utiliseraient toute une batterie de mesures" le 31 juillet, pour suspendre, reporter, ou annuler la procédure à l'encontre de leur client.

Au départ, le montant des sommes supposées illégalement acquises, était de près de 800 milliards de FCFA. Il est passé à présent à un peu plus de cent milliards.