General Motors : arrêt de la production

  • 4 juillet 2014
Grevistes sud-africains Image copyright
Image caption Plusieurs centaines d'ouvriers sud-africains ont stoppé le travail pour réclamer des hausses de salaires d'au moins 12 %

Cette usine d'assemblage a interrompu son fonctionnement jeudi en raison d'un problème d'approvisionnement de la part de ses fournisseurs.

Ceux sont les premières conséquences de la grève lancée mardi 1er juillet par le NUMSA, le plus important syndicat du pays.

L'agence de notation financière Moody's estime de son côté que ce mouvement de grève peut nuire à toute l'économie du pays.

Perte de revenus

En effet, outre l'arrêt de la production, NUMSA assure que quelque 10 500 entreprises pourraient être affectées et une bonne partie de l'industrie manufacturière pourrait être paralysée si elle venait à manquer de pièces détachées.

Le secteur de la métallurgie et de la construction mécanique représente près de 220 000 personnes et sa production est utilisée dans l'industrie minière, automobile et la téléphonie.

Beaucoup souhaitent donc que cette grève ne dure pas.

General Motors a confié à la BBC que bien que sa chaîne de production soit arrêtée, il leur restait suffisamment de voitures à vendre au cours des deux semaines à venir.

"Nous avons élaborés des plans d'urgence afin de réduire tout risque de perturbation au niveau des approvisionnements de nos usines et pour qu'il y ait un inventaire systématique des voitures en stocks", a déclaré le porte-parole de la compagnie, Gishma Johnson.

Action généralisée

La ministre du travail, Mildred Oliphant, doit rencontrer les représentants du syndicat NUMSA et du patronat ce vendredi pour tenter d'aider à la médiation et trouver rapidement un compromis.

"La grève de la métallurgie et des industries mécaniques nous inquiète, sur le plan économique et social", a assuré dans un communiqué, Neren Rau, le chef exécutif de la chambre sud-africaine de commerce et d'industrie.

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