La détresse des réfugiés centrafricains

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Une enquête de mortalité rétrospective de Médecins Sans Frontières (MSF) établit que quelque 2 599 membres des familles centrafricaines réfugiées à Sido, dans le sud du Tchad, sont morts entre novembre 2013 et avril 2014.

Sido, ville frontalière tchadienne, est un point de passage majeur entre le Tchad et la République Centrafricaine (RCA).

Cette étude, publiée lors d'une conférence de presse qui s'est tenue mercredi à Paris, s'intitule : "Réfugiés centrafricains au Tchad et au Cameroun : la valise et le cercueil". Elle révèle l'ampleur des violences perpétrées par des groupes armés rivaux tels que les anti-Balakas et les ex-Sélékas, ainsi que les conséquences subies par ces populations en RCA et au cours de leur fuite.

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Image caption MSF remarque que les réfugiés arrivent dans un état "alarmant".

Forcés de quitter le pays en masse depuis décembre 2013 suite à la campagne de persécutions contre les minorités musulmanes en RCA, plusieurs centaines de milliers de personnes ont rejoint le Tchad et le Cameroun.

Au Cameroun, les réfugiés qui continuent d'affluer sont "épuisés, traumatisés et leur état nutritionnel est alarmant", souligne MSF.

"Le gouvernement tchadien a décidé de fermer ses frontières, y compris aux personnes fuyant les violences en RCA", un nouvel obstacle supplémentaire estime l'ONG.

A l'heure actuelle, les communautés musulmanes de Centrafrique et particulièrement ceux de Bangui et plus particulièrement ceux du quartier PK5 qui sont restées, sont confrontés à une grave crise alimentaire.

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