Winnie Mandela veut la maison de Qunu

  • 5 août 2014

L'ex-épouse du premier président noir d'Afrique du Sud, Nelson Mandela, a demandé que la maison familiale située à Qunu soit léguée à elle, en plus de ses enfants.

Cette démarche pourrait déclencher le premier contentieux juridique depuis la mort de Madiba en décembre 2013.

Les avocats de Winnie Madikizela Mandela ont indiqué qu'elle s'appuie sur le droit coutumier.

La fortune de Nelson Mandela a été provisoirement estimée à 46 millions de rands (4,3 millions de dollars) après sa mort.

Il a divorcé de Winnie Madikizela en 1996.

Le couple a eu deux filles, Zinzi et Zenani.

Le seul enfant survivant de son premier mariage avec Evelyn Mase est Makaziwe.

Au moment de sa mort, il était marié à Graça Machel, l'épouse de feu le Président mozambicain Samora Machel .

Dans son testament, l'ex-Président a écrit: «La propriété de Qunu doit être utilisée par ma famille à perpétuité afin de préserver l'unité de la famille Mandela. Ce n'est que dans cette maison que les enfants et petits-enfants de Mme Madikizela-Mandela peuvent mener leurs propres coutumes et traditions".

L'exécuteur testamentaire, le juge Dikgang Moseneke, n'a pas encore fait de commentaires sur la lettre que lui a envoyé Mvuzo Notyesi Incorporated, le cabinet d'avocats représentant Mme Madikizela-Mandela.

Dans la lettre, dont la BBC a obtenu une copie, les avocats ont déclaré que Mme Madikizela-Mandela a obtenu la maison de Qunu, alors que Mandela était en prison pour sa lutte contre la minorité blanche.

" Nous savons que les biens concernés appartiennent à la génération de Mr. Nelson Mandela et Mme Winnie Madikizela-Mandela comme leur maison familiale".

"Ce n'est que dans cette maison que les enfants et petits-enfants de Mme Madikizela-Mandela peuvent mener leurs propres coutumes et traditions et la maison ne peut pas être donnée à la garde exclusive d'un individu et ne peut être généralement donnée à la garde d'une personne autre que les enfants de Mme Madikizela-Mandela et/ou à ses petits-enfants », ajoute la lettre.

La lettre précise que la démarche ne signifie pas que les autres enfants de Mandela seront interdits d'accès à la propriété.