Guinée : les frontières restent ouvertes

Une patiente recevant des soins contre le virus Ebola, en Guinée Copyright de l’image
Image caption Une patiente recevant des soins contre le virus Ebola, en Guinée

La Guinée avait annoncé samedi après-midi la fermeture de ses frontières terrestres avec le Liberia et la Sierra Leone, pour freiner la progression du virus Ebola. Elle est revenue sur cette décision, le même jour, dans la soirée.

"Il ne s'agit pas d'une fermeture des frontières entre la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, mais plutôt de mesures contraignantes visant à mieux contrôler les mouvements transfrontaliers", a expliqué le porte-parole du gouvernement guinéen à l'AFP.

"Contrairement à ce qui a été annoncé dans la journée de samedi, la Guinée n'a pas fermé ses frontières avec le Liberia et la Sierra Leone", a ajouté Albert Damantang Camara.

Le ministre guinéen de la Coopération internationale, Koutoubou Moustapha Sanoh, a également assuré samedi soir que les frontières n'avaient pas été fermées.

Frontières poreuses

"Si on dit que les frontières sont fermées, les mouvements de personnes vont se faire clandestinement à travers les villages ou par les maquis parce que de toutes les façons les frontières sont très poreuses", a affirmé Sanoh.

"Les voyageurs risquent dans ces conditions d'éviter les points de passage officiels et connus pour se rabattre dans les forêts primaires, ce qu'il faut surtout éviter", a-t-il ajouté.

En Guinée, plus de 300 personnes sont mortes de la fièvre Ebola, depuis mars dernier. Dix-huit autres sont actuellement placées en quarantaine pour être soignées de cette maladie.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que l’épidémie de fièvre Ebola est devenue une "urgence de santé publique de portée mondiale".

Elle a déclaré jeudi que 961 personnes avaient été mortes de la fièvre Ebola en Afrique de l’Ouest, depuis l’apparition de la maladie dans la sous-région, en février dernier.