Nigeria : au nom des filles de Chibok

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Image caption A ce jour, 28 jeunes filles parmi celles enlevées ont pu échapper à leurs ravisseurs

Au-delà des efforts très médiatisés du groupe de soutien "Bring Back Our Girls" qui fait pression sur le gouvernement nigérian pour retrouver plus de 200 écolières enlevées par les militants islamistes Boko Haram en avril dernier, d'autres Nigérians sont déterminés à les garder en mémoire.

Adaobi Tricia Nwaubani, romancière et journaliste nigériane, s’intéresse particulièrement aux nombreuses initiatives conçues en l’honneur de ces jeunes lycéennes de Chibok, au nord-est du Nigéria.

Les noms affichés au mur

Un panneau avec les noms de toutes les filles manquantes est affiché sur le mur de la salle de musique de l'Académie chrétienne américaine (ACA), une école de la ville d’Ibadan dans l'État d'Oyo, dans le sud-ouest du pays.

Les étudiants intéressés sont invités à inscrire leur nom à côté de celui d'une jeune fille disparue et de prier chaque jour pour sa sécurité.

"Nous étions tous réunis pour assister à une pièce de théâtre sur une adolescente, dans une communauté du nord du Nigeria qui décourage l'éducation des filles. Ils finissent pas convaincre ses parents de l'envoyer à l'école, ce qui a des conséquences tragiques", explique la journaliste.

Compte à rebours

D'autre part, au Collège Vale, un lycée privé à Ibadan, un compte à rebours du nombre de jours écoulés depuis la disparition des filles est lancé chaque matin pendant l'appel.

Le 14 Avril 2014, des militants armés de Boko Haram ont pris d’assaut le lycée de filles de la ville de Chibok, enlevant plus de 200 filles et les forçant à monter dans leurs camions.

Cet enlèvement a été condamné par la communauté internationale.

A ce jour, 28 jeunes filles ont pu échapper à leurs ravisseurs.

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