Ebola : un centre de traitement attaqué

A Monrovia, des infirmiers se préparant au transfert du corps d'une victime d'Ebola vers un cimetière situé à la périphérie de la capitale libérienne Copyright de l’image EPA
Image caption A Monrovia, des infirmiers se préparant au transfert du corps d'une victime d'Ebola vers un cimetière situé à la périphérie de la capitale libérienne

Entre 20 et 30 personnes malades d’Ebola auraient quitté leur centre de traitement, qui a été attaqué et pillé, à Monrovia, la capitale du Liberia.

Un correspondant de la BBC dans la région a dit que les assaillants étaient peut-être en colère en raison de l’installation du centre dans leur quartier. Il affirme que la peur de cette fièvre hémorragique pourrait être le déclencheur de l’attaque.

Les patients, placés en quarantaine parce que suspectés d'avoir contracté le virus Ebola, se seraient enfuis.

"Les malades ont tous fui"

Des assaillants "ont cassé les portes et ont pillé les lieux. Les malades ont tous fui", a déclaré à l’AFP Rebecca Wesseh, un témoin de l'incident survenu dans la nuit de samedi à dimanche.

Ses propos ont été confirmés par des habitants et le secrétaire général des travailleurs de la santé au Liberia, George Williams, tous cités par l’AFP.

Selon Williams, 29 malades d'Ebola avaient été admis dans le centre, où ils suivaient des traitements préliminaires avant leur évacuation dans un hôpital. "Ils étaient tous testés positifs au virus Ebola", a-t-il affirmé.

"Parmi ces 29 malades, 17 ont fui lors de l'assaut. Neuf sont morts il y a quatre jours et trois autres ont été emmenés samedi de force par leurs parents" vers une destination inconnue, a précisé George Williams.

Plus de 400 personnes sont mortes du virus Ebola au Liberia, qui a fait en tout 1 145 morts en Afrique de l'Ouest, depuis février dernier, selon un bilan publié vendredi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).