Le Liberia résolu à éradiquer le virus

  • 20 août 2014
Des barrages de police ont été installés pour empêcher les résidents de Westpoint de quitter le quartier.

Selon des témoins, la police libérienne a tiré des cannettes de gaz lacrymogène pour disperser une foule qui protestait mercredi contre le couvre-feu à Monrovia, la capitale.

Les résidents de West Point, un quartier pauvre de la capitale libérienne protestaient contre l’entrée en vigueur d’un couvre-feu qui les empêcherait de circuler à partir de 21h.

Cette décision, annoncée mardi par la présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, intervient alors que le pays a visiblement du mal à contrôler la propagation du virus Ebola “…en raison de la poursuite des dénégations (...) au mépris de l'avis des agents de santé et d’un manque de respect vis-à-vis des mises en garde du gouvernement”.

Les résidents ont expliqué qu’ils sont en colère parce qu’ils ne vont pas pouvoir se rendre à leur travail ni faire leur course, ont-ils expliqué. Ce n’est en effet qu’en sortant de chez eux qu’ils ont constaté que des barrages de police avaient été installés pour les empêcher de quitter le quartier.

Les habitants ont précisé à la BBC que le prix de la nourriture et de l'eau a grimpé durant la nuit après que l'ensemble de la région ait été mise en quarantaine.

Depuis le début de l'année, plus de 1 200 personnes ont succombé des suites de la fièvre hémorragique dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest.

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