Accord entre Maputo et la Renamo

  • 25 août 2014
 La Renamo est estimée à un peu près 1000 éléments.
Image caption La Renamo est estimée à un peu près 1000 éléments.

Le gouvernement mozambicain et la rébellion de la Renamo ont signé dimanche un cessez-le-feu dans la perspective des élections du 15 octobre. L’accord met ainsi fin à deux ans de conflit.

"Un cessez-le-feu a été signé" même si tous les problèmes n'ont pas été réglés entre les deux camps, a indiqué à l'AFP le négociateur en chef de la Renamo, Saimon Macuiane.

Ancienne guérilla antimarxiste pendant la guerre civile mozambicaine (1977-1992) et devenue principal parti de l'opposition après le retour à la paix, la Renamo avait repris les armes depuis que son chef historique Afonso Dhlakama s'était caché dans la brousse en 2012.

Le mouvement, qui a perdu du terrain à chaque élection - de 47% des voix en 1999 à 16% en 2009 -, réclame un meilleur partage du pouvoir et accuse le Frelimo au pouvoir de s'accaparer tout le produit des richesses du pays.

Depuis environ 2 ans, des affrontements sporadiques ont opposé ses hommes aux forces de l'ordre dans le centre du pays.

Les deux camps étaient parvenus à un accord de principe le 12 août, qui a été scellé dimanche.

M. Dhlakama, qui se cache toujours dans les montagnes de Gorongosa (centre), devrait bientôt sortir pour rencontrer le président Armando Guebuza et parapher solennellement l'accord.

L'accord prévoit notamment l'intégration des hommes de la Renamo dans les forces de sécurité nationales, un processus qui doit être supervisé par une force internationale.

Afonso Dhlakama pourra d'ici là garder quelques centaines de "gardes de sécurité", tandis que la Renamo gardera ses armes.

Une amnistie doit également être accordée aux combattants impliqués dans les violences de ces deux dernières années.

Les négociations doivent maintenant se poursuivre pour définir le statut des ex-hommes de la Renamo dans les forces de l'ordre et régler les "questions économiques", a relevé le négociateur de la Renamo.

La date des élections présidentielle et législatives est maintenue au 15 octobre, a-t-il précisé.

Armando Guebuza ne pouvant pas se représenter, son principal adversaire -et favori- sera le candidat du Frelimo, le ministre de la Défense Filipe Jacinto Nyussi.