Kenya: guerre aux salariés fantômes

  • 1 septembre 2014
Le Président Uhuru Kenyatta a été la première personne à s'inscrire

Le Kenya a lancé l'enregistrement biométrique de tous les fonctionnaires dans une tentative d'éliminer les «salariés fantômes» de la masse salariale du gouvernement.

Selon un communiqué du gouvernement, les employés qui ne se seront pas inscrits dans les deux prochaines semaines ne seront plus payés.

Le gouvernement soupçonne que des milliers de personnes continuent de recevoir des salaires après avoir quitté la fonction publique.

Depuis son accession au pouvoir, il s'est engagé à lutter contre la corruption.

"Il est dans votre intérêt que vous soyez inscrits de peur que vous ne soyez comptés comme travailleur fantôme", a-t-il déclaré aux fonctionnaires dans la ville côtière de Mombasa.

Au début de l'année, un audit a révélé que le gouvernement perd au moins 1 million de dollars payés à des «salariés fantômes» ou à travers d’autres malversations financières.

Selon le correspondant de la BBC à Nairobi, Wanyama Chebusiri, le gouvernement soupçonne que les salaires continuent d'être déposés dans des comptes bancaires, même après le décès ou le départ de la fonction publique.

« Tous les fonctionnaires sont tenus de se présenter au cours des deux prochaines semaines dans les centres d'identification pour s'assurer que leurs données sont prises pour l'enregistrement biométrique », souligne un communiqué du gouvernement.

Le communiqué précise que toute personne qui ne le fera pas sans excuse valable sera rayée de la masse salariale.

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