Arrestations et intimidations en RDC (ONG)

L'opposition congolaise soupçonne Joseph Kabila de vouloir participer à la présidentielle de 2016. Copyright de l’image
Image caption L'opposition congolaise soupçonne Joseph Kabila de vouloir participer à la présidentielle de 2016.

En RDC, une plateforme d’ONG dénonce les violations des droits de l’homme dont seraient victimes des personnalités s’opposant à la révision constitutionnelle prônée par certains ténors de la majorité.

Une modification de la loi fondamentale congolaise pourrait permettre au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 14 ans, de briguer un troisième mandat.

Dans un rapport rendu public vendredi, la Concertation des ONG de bonne gouvernance dénonce une dégradation du climat politique, à un an de la présidentielle prévue en 2016.

Elle s’alarme des tentatives d’assassinat, des arrestations en cascade et des intimidations.

Le rapport détaille plusieurs violations des droits de l’homme qu’ont subi, selon ses auteurs, les opposants à un éventuel troisième mandat du président Kabila.

Aucune preuve, selon le pouvoir

L’arrestation, il y a quelques semaines, de Vano Kiboko, un ancien député opposé à une révision constitutionnelle, est la dernière en date des violations de droits de l’homme dénoncées par les ONG.

Mais selon Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, il n’existe aucune preuve montrant que l’arrestation de cet homme politique est liée à sa prise de position contre un troisième mandat du président Kabila.

Le rapport de ces ONG rappelle que plusieurs personnalités opposées à la révision constitutionnelle avaient déjà été inquiétées.

Il cite par exemple la tentative d’assassinat dont aurait été victime un ancien cadre du parti présidentiel de la province du Katanga.

Le rapport revient aussi sur le cas de Jean Claude Muyambo qui, depuis plusieurs mois, a claqué la porte de la majorité présidentielle. Quelques jours plus tard, son avion avait été interdit d’atterrir à Mbuji Mayi, une ville située dans le centre du pays.

Les ONG estiment que ces violations de droits de l’homme présumées sont la preuve de la dégradation du climat politique congolais, peu avant le début du processus électoral, qui risque d’être mouvementé.