Ebola : les effets sur le secteur minier

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Image caption La plus grande conférence des investissements miniers au monde se tient au Cap, en Afrique du Sud

Une congrégation d’acteurs du secteur des mines sont rassemblés au Cap, en Afrique du Sud, cette semaine pour discuter des enjeux de l’industrie minière du continent.

Parmi eux, on retrouve des entrepreneurs, des ministres ou encore des investisseurs désireux d’aborder la façon dont le virus a touché plusieurs compagnies minières en Afrique de l’Ouest.

La Sierra Leone, la Guinée et le Liberia, les pays les plus touchés par l’épidémie, regorgent de métaux en leur sous-sol.

Gisement de Simandou

Lorsque l’épidémie s’est déclarée en décembre 2013, la Guinée comptait de grands projets en développement pour l’extraction du minerai de fer à grande échelle et la transformation de la bauxite en aluminium. Ces projets devaient bouleverser de façon positive le secteur minier guinéen.

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Image caption Le gisement de Simandou est considéré comme le plus gros gisement de fer au monde non encore exploité

En 2012, on apprenait que Rio Tinto, deuxième exportateur mondial de minerai de fer, devait investir 500 millions de dollars en Guinée au cours des prochaines années, avec la construction d’un port et d’un chemin de fer pour le projet d’exploitation du minerai de fer du mont Simandou, en Guinée forestière.

Le gisement de Simandou est considéré comme le plus gros gisement de fer au monde non encore exploité, avec une capacité de production de 200 millions de tonnes par an.

Berceau de l’épidémie

Mais la propagation du virus dans cette même région a mené à l’isolation totale de zones rurales et les exploitants ont été forcés de réduire leurs activités et de suspendre leurs plans d’expansion.

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Image caption Dans certaine zones, aucune mesure de prévention n'a été mise en place

Certaines entreprises sierra léonaises, plus petites, n’ont tout simplement pas survécu à cette crise.

De ce fait, la société London Mining, qui exploite le métal en Sierra Leone, a été mise sous tutelle administrative.

Crainte de la maladie

La crainte de la propagation de la maladie a également causé du tort aux entreprises de ces régions. Pour certaines d’entre elles, aucune mesure de prévention n’ayant été mise en place, la seule solution était la fermeture.

Alors que le nombre de personnes touchées par le virus semble aujourd’hui se stabiliser, l’épidémie n’a pas encore totalement été éradiquée. La vitesse de propagation de la maladie est telle que le moindre relâchement pourrait relancer l’épidémie.

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Image caption L'épidémie du virus Ebola a tué plus de 9 000 personnes principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

Le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby a annoncé mardi que les Etats-Unis avaient commencé à retirer leurs soldats engagés dans la lutte contre l'épidémie en Afrique de l'Ouest.

John Kirby a jugé que d’ici fin avril "presque tous les soldats américains déployés sur place auront réintégré leurs bases du fait du succès de leur mission".

Mais tant que l’épidémie n’aura pas été déclarée officiellement terminée, avec zéro nouveau cas sur une période de 42 jours, il faudra rester prudent.

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