Burundi : l'ONU dévoile 350 exécutions

  • 30 juin 2016

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Image caption Zeid Ra'ad Al Hussein, le Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme

Des enquêteurs de l'ONU affirment avoir recensé 348 exécutions extrajudiciaires sur des membres de l'opposition et de la société civile opposés au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

Les Nations unies accusent des agents de la police et des services de renseignement burundais d’être responsables des exécutions et actes de torture commis entre avril 2015 et avril 2016.

Selon l'ONU, 134 meurtres ont été commis par des hommes non identifiés sur des policiers et des civils proches du pouvoir.

Le Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a présenté mercredi à Genève un rapport dans lequel il déplore "la détérioration tragique et massive des droits de l'homme au Burundi" depuis avril 2015.

"Une escalade des violences"

Selon ce document, les violations signalées comprennent aussi des meurtres, des disparitions forcées, des arrestations arbitraires et des violences sexuelles.

Ces abus ont créé un climat de peur. Zeid Ra'ad Al Hussein a dénoncé "des perspectives réelles d'une escalade des violences ethniques, notamment contre les tutsi", l’une des ethnies du Burundi.

Des violences ont éclaté en avril 2015, dans ce pays d’Afrique de l’Est, à la suite de la décision de Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat auquel il n’avait pas droit selon la Constitution burundaise.

M. Nkurunziza s’est fait réélire en juillet de la même année, lors d’une élection boycottée par l’opposition.

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