Athlétisme : le TAS rejette l’appel de la Russie

Vitaly Mutko, le ministre russe des Sports, a estimé que les athlètes de son pays ont été l'objet d'une "punition collective" de la part du TAS. Copyright de l’image AP
Image caption Vitaly Mutko, le ministre russe des Sports, a estimé que les athlètes de son pays ont été l'objet d'une "punition collective" de la part du TAS.

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté ce jeudi l'appel de la Russie contre la suspension de ses athlètes, sur les allégations de dopage généralisé.

En vertu des règles de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), les athlètes russes ne doivent pas participer aux Jeux olympiques prévus du 5 au 21 août à Rio (Brésil), selon le TAS, qui est basé en Suisse.

Le ministre russe chargé des Sports, Vitaly Mutko, a réagi à la décision du Tribunal arbitral du sport, en la qualifiant de "politique et sans fondement juridique".

Il a qualifié l'IAAF de "totalement corrompu".

Vitaly Mutko a estimé que les athlètes de son pays ont été l'objet d'une "punition collective" et a déclaré que la Russie ne va pas se plier à la décision du TAS.

Les dirigeants du Comité international olympique vont, pour leur part, se rencontrer dimanche pour se prononcer sur la décision rendue ce jeudi par le TAS, pour voir s'il faut autoriser ou pas les athlètes russes à participer aux JO.

Deux athlètes repêchées

Darya Klishina, une spécialiste du saut en longueur, a appris le 10 juillet qu'elle était la seule repêchée par l'IAAF, pour les JO.

Cette athlète russe est basée en Floride, aux Etats-Unis. Selon l'IAAF, elle a subi des contrôles antidopage crédibles.

La seule autre athlète russe certaine de pouvoir aller au Brésil est Yulia

Stepanova.

Cette lanceuse d'alerte est à l'origine de toutes les révélations sur le dopage en Russie.

Elle avait fait un témoignage à visage découvert dans un documentaire de la chaîne allemande ARD, en décembre 2014.

La Russie avait fini deuxième en athlétisme, derrière les Etats-Unis, aux Jeux de Londres en 2012.