L’Afrique veut durcir la loi sur les nationalités

De plus en plus de sportifs africains changent de nationalité pour prendre celle des pays du Golfe et de Turquie Copyright de l’image Reuters
Image caption De plus en plus de sportifs africains changent de nationalité pour prendre celle des pays du Golfe et de Turquie

Le président de la Confédération africaine d'athlétisme, Hamad Kalkaba Malboum demande un durcissement de la réglementation sur les changements de nationalité.

Il l'a déclaré mardi à Dakar après la première journée du Conseil de l'instance.

Les changements de nationalité se multiplient dans le monde de l'athlétisme.

Ils concernent particulièrement les pays africains dont plusieurs athlètes deviennent citoyen des pays du Golfe et de la Turquie, par exemple.

A titre d'exemple, Ruth Jabet, d'origine kenyane, championne Olympique et recordwoman du monde du 3000m steeple, a pris la nationalité du Bahreïn.

Selon les dispositions en vigueur à l'heure actuelle, un athlète ayant déjà représenté un pays doit attendre trois ans pour changer de nationalité.

Hamad Kalkaba Malboum a également assuré que la Confédération africaine d'athlétisme " demeurait engagée dans la lutte contre le dopage et contre la manipulation de l'âge des athlètes".

Il a précisé qu'au mois de juin dernier, lors des Championnats d'Afrique à Durban en Afrique du Sud, il y avait eu deux fois plus de contrôles antidopage que les années précédentes.