La Libye pour de nouveaux investissements dans le brut

Une raffinerie en Libye
Image caption La compagnie libyenne de pétrole compte augmenter de manière significative sa production de brut d'ici la fin de l'année

La compagnie libyenne de pétrole compte augmenter de manière significative sa production de brut d'ici à la fin de l'année.

Depuis Londres où il participe à une conférence nord-africaine de l'énergie, le président de la Société nationale de pétrole de Libye a déclaré que ses services comptent mettre fin au moratoire auto-imposé sur les nouveaux investissements étrangers dans le secteur énergétique de son pays.

Le chef de la compagnie pétrolière publique libyenne, Mustafa Sanalla, a déclaré mardi à Londres que les investissements sont nécessaires pour engranger des bénéfices vu la capacité de production pétrolière de la Libye -

Devant un parterre de chefs de compagnie pétrolière, Mustafa Sanalla a signalé que les autorités reconnues par la communauté internationale espèrent produire 1,25 millions de barils par jour d'ici à la fin de cette année.

Il a reconnu que la clé du succès est entre les mains d'une part, de l'administration politique soutenue par l'ONU dans la capitale, et d'autre part dans celle du groupe armé qui opère dans la Libye orientale et qui contrôle les champs de pétrole,.

Les observateurs ont souligné que la turbulence politique et la rivalité armée, ainsi que l'insécurité et les incertitudes qui sévissent en Libye, constituent un frein aux investissements potentiels.

Avant la guerre de 2011, et les turbulences qui ont suivi, il y avait des inquiétudes croissantes parmi les investisseurs étrangers pour se rendre dans ce pays.

Leurs principales préoccupations étaient les niveaux élevés de corruption et le système de réglementation opaque de la Libye.