CAN 2017 : "Matip et Nyom vont regretter leur absence"

Joël Matip n'a pas répondu à l'appel du sélectionneur du Cameroun, Hugo Broos, qui l'avait sollicité pour la CAN 2017. Copyright de l’image Getty Images
Image caption Joël Matip n'a pas répondu à l'appel du sélectionneur du Cameroun, Hugo Broos.

Les footballeurs camerounais Joël Matip et Allan Nyom regretteront d'avoir été absents à la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2017, selon l'ancien international sénégalais El Hadji Diouf.

Les Lions Indomptables du Cameroun se sont qualifiés en finale de la CAN, malgré les absences de Nyom et Matip, qui jouent respectivement pour les clubs anglais de West Brom et Liverpool.

"Je ne comprends pas les gens qui refusent de servir leur pays", a commenté l'ancien attaquant sénégalais dans une interview avec la BBC.

"La légende du reggae, Bob Marley, a dit : 'Si vous ne savez pas d'où vous venez, vous ne saurez pas où aller'", a rappelé Diouf, pour laisser entendre que les footballeurs doivent avoir à cœur de jouer en équipe nationale.

"Certainement, ils (Nyom et Matip) regretteront de ne pas jouer la CAN", a insisté Diouf, qui pose ensuite la question de savoir si les footballeurs camerounais qui ont boycotté leur sélection nationale vont rester en Europe à la fin de leur carrière.

"C'est toujours difficile d'être africain, parce que vous pouvez être le meilleur entraîneur africain, mais on ne vous donnera jamais le PSG, le FC Barcelone, Liverpool ou Manchester United. Je dis souvent aux garçons de ne jamais rejeter leur pays, parce que l'Afrique est l'avenir de ce monde", a-t-il poursuivi.

El Hadji Diouf a joué pour sept clubs britanniques, dont Liverpool, Bolton et Blackburn.

Avec les Lions du Sénégal, il a disputé la CAN 2002 et la Coupe du monde de la même année.

Les joueurs camerounais André Onana (Ajax), Guy N'dy Assembe (Nancy), Maxime Poundje (Bordeaux), André-Frank Zambo Anguissa (Marseille), Ibrahim Amadou, Eric Maxim Choupo Moting (Schalke) auraient, eux aussi, refusé de répondre à l'appel du sélectionneur Hugo Broos.