Sénégal : jeunesse et ambition

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Image caption Les coéquipiers de Mané veulent marcher sur les pas de leurs prédécesseurs de 2002

Quinze ans après sa première participation au Mondial, le Sénégal est de retour à cette grand'messe du football international.

Les Lions de la Teranga sont formés d'individualités aux talents éprouvés. Il suffit pour s'en convaincre de jeter un coup d'œil sur les clubs dans lesquels ils évoluent.

Sélection jeune, le Sénégal piaffe d'impatience de commencer la compétition.

En vue de marcher sur les pas de la génération 2002 dans laquelle un certain Aliou Cisse -le sélectionneur- était capitaine, cette équipe devra renforcer son bloc-équipe et jouer avec plus de liant. Des qualités qui ont parfois manqué aux Lions de la Teranga durant les éliminatoires.

Le jeu du Sénégal pâtit aussi de l'absence d'un véritable meneur de jeu, capable de distiller des caviars à ses coéquipiers et de stabiliser la barque au besoin.

La valse constatée aux postes de latéraux, a été aussi préjudiciable à la cohésion du jeu.

La défense centrale emmenée par Kalidou Coulibaly a toujours rassuré durant les éliminatoires. Au Mondial, ce sera une autre dimension qui demandera plus de solidarité et d'abnégation.

« Mané peut gagner le ballon d'or… » -- El Hadj Diouf

L'attaque demeure sans conteste, le secteur de jeu le plus fourni du Sénégal.

Sadio Mané devra être le tambour major de cet orchestre dont les autres partitions seront exécutées par Diao Keita Balde, Mbaye Niang, Ismaila Sarr, sous le regard vigilant des expérimentés Moussa Sow et Biram Diouf.

Joseph Koto, le sélectionneur des juniors sénégalais parle de Mane en des termes élogieux.

Dans la même veine, l'ex joueur vedette du Sénégal, El Hadj Diouf, voit Mane accrocher des lauriers très bientôt.

"Si Mané fait une bonne coupe du monde, il peut gagner le ballon d'or l'année prochaine", prédit l'ancien attaquant de Liverpool.

"Il a le monde à ses pieds", ajoute Diouf.

"Je peux toujours m'améliorer", Sadio Mane.

Beaucoup d'espoir repose sur les épaules de Sadio Mane, qui sera étroitement surveillé par les équipes adverses.

Raison de plus pour les Lions d'avoir une approche inclusive, car, "Une seule hirondelle ne fait pas le printemps".

En écho à ces préoccupations, l'intéressé, affirme:

Alors que le public sénégalais souhaite voir son équipe faire mieux qu'en 2002, certains analystes en appellent à plus de circonspection.

Pour eux, les données deviennent de plus en plus compliquées aujourd'hui et franchir le premier tour, serait déjà une bonne performance !