Jean Ping : "le peuple gabonais ne s'y reconnaît "

Jean Ping, opposant gabonais Copyright de l’image Getty Images
Image caption Jean Ping : "Je veux dire au peuple gabonais d'être fier de lui, de garder la tête haute et de rester mobilisé "

"Cette décision ne rassemble pas les Gabonais et ne les apaise pas." a déclaré l'opposant Jean Ping . L'ancien Président de la commission de l'UA pense que la communauté internationale "n'y apporte aucune crédibilité".

"Devant cette décision inique, anti-démocratique et porteuse de troubles je pense d'abord à ces femmes et hommes, jeunes pour la plupart, morts , disparus ou blessés durant ce processus électoral aussi critiqué que heurté." a poursuivi Jean Ping avant de lancer l'appel à "toutes celles et ceux qui souffrent dans leur chair et dans leur dignité". "Je veux dire au peuple gabonais d'être fier de lui, de garder la tête haute et de rester mobilisé "

La capitale gabonaise a été quadrillée par un imposant dispositif des forces de sécurité après la validation la nuit dernière par la Cour constitutionnelle de la réélection du président Ali Bongo Ondimba.

L'annonce le 31 août avait déclenché des émeutes meurtrières et des pillages dans le pays.

Aucun incident n'a été signalé en fin de journée à Libreville, dont les rues sont quasi-désertes, selon le constat du correspondant de la BBC. La situation était identique dans la capitale économique du pays, Port-Gentil.

La Cour constitutionnelle a validé dans la nuit de vendredi à samedi la réélection du président Bongo, 57 ans, en rejetant l'essentiel du recours de son rival, l'opposant Jean Ping.

La Cour, tout en modifiant partiellement les résultats du scrutin du 27 août, a indiqué que M. Bongo gardait une avance sur son rival, qui s'était proclamé élu après l'élection.

Lors de l'audience, dans une salle quasiment déserte, la Cour a indiqué que M. Bongo avait recueilli 50,66% des suffrages contre 47,24% à M. Ping, avec 11.000 voix d'avance, contre moins de 6.000 selon les résultats officiels provisoires.

Peu après le verdict, Ali Bongo, élu une première fois en 2009 à la mort de son père, resté au pouvoir 41 ans, a appelé à un "dialogue politique", dans une allocution télévisée.

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