Guinée-Bissau : l'ONU et l'UA inquiètes

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Image caption José Mário Vaz, le président de la Guinée-Bissau

L'Union africaine et l'Organisation des Nations unies disent être inquiets de la crise politique en Guinée-Bissau.

Le président de la Commission de l'UA et le secrétaire général de l'ONU ont dénoncé dans un communiqué conjoint les mesures prises par ceux qui, selon eux, cherchent à "entraver" et à "empêcher une résolution de la crise".

Moussa Faki et Antonio Guterres dénoncent entre autres mesures celles qui ont été récemment prises par les autorités bissau-guinéennes pour empêcher le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) de convoquer et de tenir son congrès.

Ils appellent toutes les autorités concernées à garantir les droits de l'homme et à assurer le respect du droit humanitaire.

L'ONU et l'UA appellent aussi le gouvernement bissau-guinéen à lever immédiatement toutes les restrictions au droit de réunion pacifique, à la participation politique et à la liberté d'expression.

Moussa Faki et Antonio Guterres ont par ailleurs réitéré, dans leur communiqué, leur soutien à l'Accord de Conakry qui, entre autres, prévoit la nomination d'un Premier ministre consensuel, ce qui a été fait depuis le 30 janvier avec le choix d'Artur Da Silva pour ce poste.

Ils appellent les principaux acteurs politiques à appliquer fidèlement et de toute urgence cet accord, ainsi que la feuille de route de la Cédéao qu'ils ont tous signés.