Guinée : 5 morts dans des heurts postélectoraux

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Image caption Boureima Condé, le ministre chargé de l'Administration du territoire en Guinée

Les autorités guinéennes lancent un appel au calme à la suite de violences meurtrières, deux jours après les élections locales organisées dimanche.

Cinq enfants ont péri mardi, dans un incendie volontaire, lors de heurts à Kalinko, dans le centre de la Guinée, a annoncé le ministre de l'Administration du territoire, Boureima Condé.

Des cases et des maisons ont été incendiées et "cinq nourrissons guinéens ont péri dans les flammes", a affirmé M. Condé au cours du journal télévisé de la chaîne d'Etat, la RTG.

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Image caption Les élections de 2010, 2013 et 2015 en Guinée ont été émaillées de violences.

Le représentant pour l'Afrique de l'Ouest du secrétaire général de l'ONU, Mohamed Ibn Chambas, a signalé des "violences qui ont occasionné des pertes en vies humaines", sans autre précision.

"Il salue le bon déroulement du scrutin", tout en reconnaissant néanmoins "des imperfections notées ça et là".

La commission électorale guinéenne n'a encore publié aucun chiffre officiel concernant le scrutin de dimanche, mais les médias locaux commencent à publier des résultats.

Les précédents scrutins en Guinée, les présidentielles de 2010 et 2015, et les législatives de 2013, ont été émaillés de violences et d'accusations de fraude.