Les MGF persistent faute de moyens financiers

Séance de sensibilisation contre les MGF en Ouganda (image d'archives) Copyright de l’image Getty Images
Image caption Plus de 200 millions de filles et de femmes ont été victimes des MGF (image d'archives)

33 pays s'engagent à éliminer les mutilations génitales féminines d'ici 2030 au cours de la conférence d'Ouagadougou.

Parmi ces nations, 22 se trouvent sur le continent africain.

Plus de 200 millions de femmes et de petites filles ont été victimes des mutilations génitales féminines dans trente pays du monde, selon l'Organisation Mondiale de la Santé.

Il faut ''galvaniser les politiques budgétaires, mobiliser les ressources et responsabiliser les partenaires dans la lutte pour l'élimination des MGF'', explique la ministre guinéenne de l'action sociale, Mariam Diaby.

A lire aussi :

Copyright de l’image Getty Images
Image caption Le changement doit venir des communautés, selon l'ONU

Combattre les croyances sur le terrain

Dans les 33 pays participant à la conférence, la lutte contre la pratique des mutilations génitales se heurte aux croyances sociales et religieuses.

Au-delà des actions régaliennes, il y a nécessité de renforcer la sensibilisation sur le terrain, estime Nafissatou Diop, coordinatrice d'un programme des Nations unies contre les mutilations génitales féminines.

''Le changement doit venir des communautés elles-mêmes, de leur volonté d'accorder plus de respect à la fille et à la femme'', a-t-elle souligné.

Media playback is unsupported on your device
Au Kenya, le programme "Tumdo ne leel" dit non à l'excision