L’ultimatum de l'ex-Séléka en Centrafrique

Abdoulaye Hissene, leader de l'ex-Séléka et actuel président du Conseil national de défense et de sécurité (CNDS), une formation militaire regroupant différents groupes armés de l'ex-Séléka se veut catégorique.

« Les représentants de l'Etat en poste dans les zones occupées par les groupes armés de l'ex-Séléka ont 48 heures pour partir de ces zones », a-t-il déclaré au téléphone à l'AFP

Vendredi soir, le président de l'Assemblée, Karim Meckassoua, a été destitué par les députés centrafricains.

Karim Meckassoua est le député du troisième arrondissement de la capitale, Bangui, qui comprend le PK5, le quartier abritant la majorité des musulmans de

Bangui.

Sa destitution est « illégale », a dit Abdoulaye Hissène à l'AFP, ajoutant qu'il « n'a commis aucune faute grave qui justifie qu'il soit destitué par ses pairs ».

Des tirs épars et qui ont cessé après quelques minutes avaient été entendus vendredi soir au PK5.

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Image caption Des manifestants pro-Meckassoua dans le quartier PK5 a Bangui

D'autres tirs sporadiques ont été entendus vendredi dans la soirée à Bria et Bambari, deux villes où sont présents des groupes armés liés au CNDS, selon l'ONU, sans qu'un lien clair puisse être établi avec la destitution de Karim Meckassoua.

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