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Le direct

Par Ndèye Khady LO

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  1. UrgentLe président malien annonce sa démission

    Dans une déclaration télévisée, le président Ibrahim Boubacar Keita annonce sa démission. Cette annonce survient quelques heures après son arrestation par des soldats qui ont déclenché une mutinerie ce matin à Kati.

  2. Antonio Guterres exige la libération d'IBK

    Le secrétaire général de l'ONU condamne son arrestation

    IBK en compagnie du SG de l'ONU
    Image caption: IBK en compagnie du SG de l'ONU

    Le Secrétaire général des Nations unies exige la "libération immédiate et inconditionnelle" du président du Mali.

    Antonio Guterres condamne les actions du personnel militaire et appelle à "la restauration immédiate de l'ordre constitutionnel et de l'état de droit au Mali".

    Les États voisins d'Afrique de l'Ouest, ainsi que la France, l'Union européenne et l'Union africaine déplorent aussi cette soudaine mutinerie.

    Depuis des mois, des dizaines de milliers de personnes descendent dans la rue pour exiger la démission du président ; en colère contre la corruption, l'état de l'économie et la violence croissante des djihadistes islamistes dans la région.

    Le Conseil de sécurité des Nations unies doit tenir des discussions d'urgence sur la crise mercredi après-midi.

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  3. Les dates clès de la crise au Mali du début du second mandat d'IBK à ce jour

    Mali
    Image caption: Mali
  4. L'Union africaine condamne l'arrestation d'IBK

    Voici le communiqué de l'organisation

    Moussa Faki Mahamat, président de l'UA
    Image caption: Moussa Faki Mahamat, président de l'UA

    Le President de la commission de l’Union Africaine Moussa Faki Mahamat condamne énergiquement l' arrestation du President Ibrahim, Boubacar Keita, du Premier Ministre et autres membres du Gouvernement maliens et appelle à leur libération immédiate.

    Il condamne fermement toute tentative de changement anti constitutionnel et appelle les mutins à cesser tout recours à la violence et au respect des institutions républicaines.

    Il appelle la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les Nations Unies et toute la communauté internationale à conjuguer efficacement leurs efforts pour s'opposer à tout recours à la force pour la sortie de la crise politique au Mali.

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    Une marée de manifestants demande le départ du président du Mali

    Des milliers de manifestants protestent contre l'insécurité au Mali

  5. Le Colonel Malick Diaw et le Général Sadio Camara à la tête des mutins

    Le Colonel Malick Diaw et le Général Sadio Camara à la tête des mutins qui ont arrêté le président Ibrahim Boubacar Keita et son Premier ministre Boubou Cissé, selon Abdoul Ba, correspondant de la BBC à Bamako.

    Le colonel Diaw est le directeur adjoint du camp Soundjata Keita de Kati. Le général Sadio Camara est quant à lui l'ancien directeur du Prytanée miliaire de Kati.

  6. Camp de Kati : épicentre des coups d’Etat au Mali ?

    Kahofi Jischvi SUY

    Producteur multimédia

    Amadou Haya Sanogo prend le pouvoir au Mali en 2012
    Image caption: Amadou Haya Sanogo prend le pouvoir au Mali en 2012

    Lorsque les armes crépitent ce matin à Kati, les Maliens ne peuvent s’empêcher de penser à 2012 et de la manière dont un mouvement de colère allait conduire à un coup d’Etat.

    C’est dans les mêmes conditions qu’il y eu une mutinerie dans ce camp militaire. A l’origine, les soldats semblaient se plaindre d’un manque d’équipement et de munitions pour combattre les djihadistes au centre et au nord du pays.

    Les médias avaient annoncé un mouvement de colère mais très vite la révolte va se muer en mutinerie. Les soldats, qu’on croyait être une poignée de FAMA (Force armée malienne) vont bloquer plusieurs routes et prendre le contrôle de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM).

    La suite est connue, Amadou Haya Sanogo, un capitane, à la tête de certains militaires annoncent un coup d’État et un changement de régime.

    Le scénario de 2020 semble visiblement aller dans la même direction à moins qu’un accord soit trouvé.

  7. UrgentIbrahim Boubacar Keïta et Boubou Cissé arrêtés par des soldats

    L'information est confirmée par le porte-parole du gouvernement Yaya Sangaré

    Ibrahim Boubacar Keïta
    Image caption: Ibrahim Boubacar Keïta aux mains des militaires en colère

    Le président malien a été arrêté par des soldats mardi à Bamako, quelques heures après le début d'une mutinerie dans le camp de Kati.

    L'information a été confirmé à Cheick Oumar Bandaogo de la BBC par Yaya Sangaré, le porte-parole du gouvernement malien.

    Ibrahim Boubacar Keïta se trouvait dans sa résidence de Sebenikoro, à Bamako, lorsqu'il a été arrêté par des soldats mutins vers 16h30, heure locale.

    Il était alors en compagnie du Premier ministre, Boubou Cissé, et de son fils, le député Karim Keïta.

  8. Le Premier ministre Boubou Cissé demande aux militaires de faire taire les armes

    Le chef du gouvernement se dit disposer à dialoguer afin de lever tous les malentendus.

    Boubou Cissé, Premier ministre du Mali
    Image caption: Boubou Cissé, Premier ministre du Mali
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  9. "Nous espérons que la situation pourra se résoudre de manière légale et ordonnée"

    Issa Kaou Djim, porte-parole du mouvement d'opposition du 5 juin

    Issa Kaou Djim
    Image caption: Issa Kaou Djim, porte-parole du M5
    Quote Message: "Nous sommes des démocrates - nous sommes des républicains - nous ne savons pas ce qui se passe en ce moment, comme tout le monde nous attendons que la situation devienne claire, mais nous espérons que la situation pourra se résoudre de manière légale et ordonnée. Nous sommes tous des Maliens et nous cherchons une solution démocratique. Nous n'avons pas encore réussi à atteindre nos objectifs, mais nous avons fait tout ce que nous pouvions pour éviter le chaos - il n'y a pas d'autre solution que le dialogue maintenant".

    A lire sur BBC Afrique

  10. De hauts responsables clés seraient "arrêtés"

    BBC Monitoring

    The world through its media

    Tiébilé Dramé, ministre malien des Affaires étrangères
    Image caption: Tiébilé Dramé, ministre malien des Affaires étrangères

    Le ministre malien des affaires étrangères, le président de l'Assemblée nationale, le ministre des Finances seraient arrêtés selon plusieursTiebile Drame, aurait été arrêté au milieu d'une mutinerie en cours dans la périphérie de la capitale Bamako, rapporte plusieurs médias maliens.

    "Tiebile Drame, le chef de la diplomatie malienne, ministre des affaires étrangères, aurait été arrêté par des mutins", écrit le Journal du Mali.

    On ne sait toujours pas qui est derrière la mutinerie de Kati. Cependant des médias locaux citent deux colonels de l'armée malienne, Sadama Camara et Malick Diaw, comme étant les chefs de la mutinerie.

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    Des coups de feu entendus dans une base militaire au Mali

    L’opposition intensifie la pression sur IBK au Mali

    D'autres allégations portent sur l'arrestation du président de l'Assemblée nationale récemment nommé, Moussa Timbine, et l'"enlèvement" du ministre des Finances, Abdoulaye Daffe .

    "Le ministre de l'économie et des finances, Abdoulaye Daffe, a été enlevé mardi [18 août] dans la matinée à son bureau. L'enlèvement a été effectué par des hommes armés vers 8 heures du matin", indique Maliweb.

  11. La CEDEAO appelle les militaires "à regagner sans délai les casernes"

    La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest dénonce la "mutinerie" en cours à Bamako. Elle appelle les militaires maliens à "regagner sans délai leurs casernes".

    La Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) "rappelle sa ferme opposition à tout changement politique anticonstitutionnel et invite les militaires à demeurer dans une posture républicaine", indique l'organisation dans un communiqué.

    La CEDEAO "condamne vigoureusement la tentative en cours et prendra toutes les mesures et actions nécessaires à la restauration de l'ordre constitutionnel".

    CEDEAO
    Image caption: CEDEAO
  12. L'envoyé spécial des Etats-Unis au Sahel opposé à "tout changement extraconstitutionnel"

    J. Peter Pham, l'envoyé spécial des États-Unis pour le Sahel, a déclaré sur Twitter que Washington "s'oppose à tout changement extraconstitutionnel de gouvernement".

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  13. Situation à Kati: les précisions du correspondant de la BBC

    Video content

    Video caption: Les précisions du correspondant de la BBC à Bamako
  14. Contexte de contestation populaire

    IBK
    Image caption: Le président malien IBK

    Ces évènements surviennent au moment où le président Ibrahim Boubacar Keïta est soumis à une pression accrue. Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques du Mali (M5-RFP), qui mène depuis juin la plus importante contestation du pouvoir depuis le coup d'Etat de 2012, réclame sa démission et initie des manifestations cycliques pour son départ.

    C'est une coalition hétéroclite de guides religieux, d'opposants politiques, de membres de la société civile et de syndicalistes.

    Ses membres dénoncent "la gestion de la crise économique, la corruption présumée notamment celle de la classe dirigeante et l'échec de la résolution d'un conflit jihadiste de longue date".

    Ilsont refusé jeudi dernier une rencontre avec le président Keïta proposée par le médiateur des Etats ouest-africains, l'ex-président nigérian Goodluck Jonathan. Ils fixent notamment comme préalable la fin de la "répression" contre ses militants.

    Le weekend du 10 juillet, une manifestation à l'appel du Mouvement du 5 juin a dégénéré en trois jours de troubles meurtriers.

    L'opposition évoque un bilan de 23 morts et plus de 150 blessés. Le Premier ministre, Boubou Cissé, a parlé de 11 morts et l'ONU de 14 manifestants tués.

  15. L'Ambassade de France recommande à ses ressortissants de rester chez-eux

    L’ambassade de France à Bamako« recommande instamment »à ses ressortissants de rester chez eux.

    Pour sa part, l'ambassade norvégienne soutient avoir reçu des informations selon lesquelles des troupes sont en route vers la capitale.

  16. Des coups de feu dans la base militaire de Kati

    Des militaires maliens
    Image caption: Des militaires maliens

    Un porte-parole militaire au Mali a confirmé que des coups de feu ont été tirés à l'intérieur d'une base militaire près de la capitale, Bamako. La situation reste confuse au moment où la télévision nationale (ORTM) a été évacué.

    "Ce matin, des militaires en colère ont pris les armes au camp de Kati et ont tiré en l'air. Ils étaient nombreux et très nerveux", a déclaré à l'AFP un médecin de l'hôpital de Kati.

    "Nous suivons attentivement la situation. La hiérarchie militaire est entrée en contact avec les troupes, on fera une déclaration officielle dans la journée", a déclaré à l'AFP une source au ministère de la Défense, qui s'est refusée à parler de "mutinerie".

    Les résidents locaux et les sources de sécurité ont déclaré à l'agence Reuters qu'il y avait eu des coups de feu à la base militaire de Kati, à environ 15 km de Bamako, où une mutinerie en 2012 a conduit à un coup d'État dans le pays.