Y aura-t-il un procès contre Sarkozy ?

Nicolas Sarkozy Copyright de l’image Reuters
Image caption Un procès pour financement illégal pourrait empêcher Nicolas Sarkozy d'aller à la reconquête de l'Elysée.

Le parquet de Paris demande que Nicolas Sarkozy et 13 autres personnes soient jugés pour le financement illégal de la campagne de l'ex-président français en 2012.

Il appartient aux juges d'instruction de se prononcer sur la demande du parquet.

Nicolas Sarkozy est en lice pour la primaire que l'opposition de droite organise les 20 et 27 novembre pour désigner son candidat à l'élection présidentielle de 2017.

Une décision des juges d'instruction de le faire juger par un tribunal correctionnel, avant la tenue de cette primaire, pourrait l'empêcher d'aller à la reconquête de l'Elysée.

Le parquet demande que l'ex-président soit jugé pour "avoir dépassé le plafond des dépenses électorales".

Il soupçonne aussi Nicolas Sarkozy d'avoir présenté dans son compte de campagne de 2012 des "éléments comptables sciemment minorés".

Abus de confiance, escroquerie, financement illégal...

L'enquête porte sur un vaste système de fausses factures destiné à dissimuler un dépassement massif de 18,5 millions d'euros du plafond des dépenses autorisées pour la campagne, qui était fixé à 22,5 millions.

Dans ses réquisitions datées du 30 août, le parquet de Paris a demandé le renvoi en procès de 13 autres personnes pour des délits de faux, abus de confiance, escroquerie ou complicité et complicité de financement illégal.

Parmi elles figurent d'anciens cadres de l'UMP, le parti de M. Sarkozy rebaptisé aujourd'hui Les Républicains, des responsables de la campagne présidentielle de l'ex-président en 2012 et des dirigeants de la société de communication Bygmalion.

L'ancien chef d'Etat nie tout dérapage dans les dépenses de la campagne menée il y a quatre ans pour sa réélection.

Il a confirmé en août dernier sa candidature à la primaire de la droite pour l'élection présidentielle de 2017.

Dans son propre camp, M. Sarkozy fera face à des adversaires de taille, dont les anciens Premiers ministres François Fillon et Alain Juppé, qui est donné favori dans les sondages.

Sur le même sujet