Le Nobel de la paix au président colombien

Juan Manuel Santos Copyright de l’image Getty Images
Image caption Juan Manuel Santos, lors d'une réunion bilatérale avec Barack Obama, en septembre 2016, à New York.

Juan Manuel Santos a été récompensé du prix Nobel de la paix pour avoir conclu avec la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) un accord mettant fin à un conflit de plus de 50 ans.

Le lauréat s'est évertué à mettre fin à un demi-siècle de guerre fratricide.

Lors d'un référendum organisé dimanche dernier, l'accord qu'il a signé avec les Farc a été rejeté par les Colombiens, qui le jugent trop favorable aux guérilleros.

Juan Manuel Santos, 65 ans, est issu d'une famille de la haute société de Bogota.

Ce journaliste a remporté le prix du roi d'Espagne pour ses chroniques sur la révolution sandiniste au Nicaragua.

Il a débuté sa carrière politique en 1991.

Admirateur de Winston Churchill, Franklin Delano Roosevelt et Nelson Mandela, Juan Manuel Santos est un passionné de lecture et de cinéma.

"Le fait qu'une majorité des votants ait dit non à l'accord de paix ne signifie pas nécessairement que le processus de paix est mort", a fait valoir la présidente du comité chargé d'attribuer le prix Nobel de la paix, Kaci Kullmann Five.

"Un leadership courageux"

"Je continuerai à rechercher la paix jusqu'à la dernière minute de mon mandat parce que c'est le chemin à suivre pour laisser un pays meilleur à nos enfants", a déclaré le chef de l'Etat colombien, dimanche, après le rejet de l'accord signé avec les Farc.

"Le président a fait preuve d'un leadership courageux. Courageux car il a préféré la paix à l'inertie de la guerre", a souligné en début de semaine Humberto de la Calle, le chef des négociateurs avec les Farc.

L'accord historique signé avec les guérilleros est le résultat de près de quatre années de pourparlers délocalisés à Cuba, avec la plus ancienne et plus importante guérilla du pays.

Cet accord signé à La Havane le 24 août a été salué par la communauté internationale.

La confrontation entre guérillas d'extrême gauche, les paramilitaires d'extrême droite et les forces armées colombiennes a fait plus de 260 000 morts, 45 000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

Lire plus