Hariri suspend sa démission

Dans ses interventions à Beyrouth, M. Hariri n'a pas évoqué les accusations du président Michel Aoun selon lesquelles il avait été "retenu en otage" en Arabie saoudite. Copyright de l’image AFP
Image caption Dans ses interventions à Beyrouth, M. Hariri n'a pas évoqué les accusations du président Michel Aoun selon lesquelles il avait été "retenu en otage" en Arabie saoudite.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé mercredi qu'il suspendait sa démission surprise.

Il ajoute qu'il attend des consultations sur des dossiers épineux dont l'implication dans des conflits régionaux du puissant Hezbollah pro-iranien, partenaire de son gouvernement.

Cette décision survient au lendemain de son retour au Liban.

Son annonce devrait décrisper l'atmosphère au Liban pris de court par la démission du Premier ministre annoncée le 4 novembre depuis Ryad, où son séjour prolongé avait alimenté les spéculations sur une interdiction de voyage.

Dans ses interventions à Beyrouth, M. Hariri n'a pas évoqué les accusations du président Michel Aoun selon lesquelles il avait été "retenu en otage" en Arabie saoudite.

Des accusations qu'il avait niées durant son séjour à Ryad.

Le visage grave, M. Hariri s'est exprimé dans une brève allocution télévisée, appelant au "dialogue" dans un pays miné par les crises politiques à répétition opposant les deux principaux blocs, celui emmené par M. Hariri et celui du Hezbollah.

M. Hariri a appelé à éloigner le Liban des conflits au Moyen-Orient et à adopter une "politique de distanciation".

Le Hezbollah est notamment engagé dans la guerre en Syrie.

Agé de 47 ans, le Premier ministre libanais a repris le flambeau politique après la mort de son père Rafic Hariri, un ancien chef de gouvernement, tué dans un attentat en 2005 à Beyrouth.

Des membres du Hezbollah ont été accusés d'avoir commis le meurtre.

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