Honduras: le président tend la main à l'opposition

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Image caption Le président Juan Orlando Hernandez, réélu au Honduras après un scrutin controversé, a appelé l'opposition au dialogue pour parvenir à un "accord national" afin de construire "un nouveau" pays, tandis que le calme semblait revenu dans les rues.

Le président du Honduras Juan Orlando Hernandez, officiellement réélu, a appelé mardi l'opposition au dialogue pour sortir de la crise politique, mais l'opposition maintient qu'il y a eu fraude et réclame une nouvelle élection.

"En tant que président élu, je tends la main et j'ouvre mon esprit pour écouter attentivement l'autre camp et trouver, dans un large dialogue, un accord national qui permette de consolider la paix et la sécurité" afin de construire "un nouveau Honduras", a déclaré M. Hernandez, 49 ans, dans un discours diffusé à la télévision et à la radio.

Cet appel du président de droite a été rejeté par Manuel Zelaya, coordonnateur de l'Alliance d'opposition à la dictature, la coalition de gauche dont le candidat à l'élection présidentielle du 26 novembre était Salvador Nasralla, 64 ans, un populaire animateur de télévision sans expérience politique.

Image caption L'opposition, a déclaré Manuel Zelaya, n'acceptera un dialogue avec Jean Orlando Hernandez que «pour que soit reconnue la victoire de Nasralla» à la présidentielle.

Lors d'une conférence de presse, M. Nasralla a exigé une nouvelle élection.

Nasralla est venu à Washington pour dénoncer la "fraude monumentale" commise selon l'opposition lors du scrutin du 26 novembre. Il a déclaré lundi en avoir présenté les "preuves" au secrétaire général de l'OEA (Organisation des Etats américains), Luis Almagro.

Hernandez a été déclaré officiellement vainqueur de l'élection dimanche par le Tribunal suprême électoral (TSE) avec 42,95% de voix contre 41,42% pour Nasralla.

Les manifestations ont pris fin mardi dans la capitale Tegucigalpa, mais se sont poursuivies de manière sporadique dans le nord du Honduras. Il y a eu des blessés en nombre indéterminé dans chacun des deux camps.

Image caption Pour l'opposition qui a appelé ses partisans à descendre dans les rues, les violences policières de ces dernières semaines auraient fait près de 24 morts au Honduras selon l'opposition, 14 selon Amnesty International.

Les violences qui ont débuté aussitôt après le scrutin du 26 novembre ont fait 14 morts selon Amnesty International. L'opposition hondurienne donne pour sa part un bilan de 24 morts.

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