Le chef de la diplomatie britannique piégé par un canular

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Image caption Boris Johnson, le ministre britannique des Affaires étrangères

Boris Johnson, le ministre britannique des Affaires étrangères, a été victime d'un canular téléphonique.

Le chef de la diplomatie britannique s'est entretenu au téléphone avec un imposteur russe se faisant passer pour le Premier ministre arménien.

L'imposteur campant avec sérieux son personnage a discuté diplomatie avec Boris Johnson notamment de la relation entre Londres et Moscou.

Le canular a été confirmé jeudi son ministère britannique des Affaires étrangères.

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"Le ministre des Affaires étrangères s'est rendu compte qu'il s'agissait d'un canular et a mis fin à l'appel", a précisé son cabinet.

"Nous avons vérifié et su immédiatement que c'était un canular téléphonique", a ajouté le ministère.

Pourtant, la conversation avec l'imposteur a duré 18 minutes et se serait déroulée la semaine dernière, a précisé le quotidien britannique The Guardian.

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L'imposteur est soupçonné d'être lié aux services de sécurité russes et a été identifiés comme étant Alexeï "Lexus" Stoliarov et Vladimir "Vovan" Kouznetsov.

Les deux hommes ont publié l'enregistrement de l'échange téléphonique, dans lequel Boris Johnson assure à celui qu'il pense être le nouveau Premier ministre arménien Nikol Pachinian du soutien du Royaume-Uni.

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Le chef de la diplomatie aborde aussi les relations difficiles entre son pays et la Russie.

"Je crains que la Russie soit incapable de résister à agir de manière néfaste, d'une façon ou d'une autre", a souligné Boris Johnson dans l'entretien.

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"Nous ne voulons pas de Guerre froide mais nous voulons voir des améliorations dans le comportement de la Russie", ajoute-t-il.

Boris Johnson a ri quand son interlocuteur, qui s'exprime en anglais avec un accent russe, dit espérer que le président russe Vladimir Poutine ne l'empoisonnera pas avec du Novitchock, l'agent innervant utilisé contre un ex-agent double russe et sa fille en mars en Angleterre.

Boris Johnson n'est pas la première personnalité à être victime des canulars de "Lexus" et "Vovan".

Il y a eu avant lui, ces dernières années, le président du Bélarus Alexandre Loukachenko, le président turc Recep Tayyip Erdogan et même la star britannique de la chanson Elton John.