L'UE et Londres scellent un accord de divorce

Theresa May est critiquée même dans son propre parti à cause du Brexit, le processus de retrait du Royaume-Uni de l'UE.
Image caption Theresa May est critiquée même dans son propre parti à cause du Brexit, le processus de retrait du Royaume-Uni de l'UE.

Les dirigeants de l'UE et la Première ministre britannique Theresa May ont mis en garde les députés du royaume qu'il n'était plus question de modifier cet accord.

Le "traité de retrait" approuvé par les dirigeants des pays européens, après 17 mois de tractations avec Londres, doit désormais passer l'épreuve de la ratification du Parlement européen.

Il sera soumis à une autre ratification, loin d'être acquise, du Parlement britannique.

"Si les gens pensent qu'on peut encore négocier, ce n'est pas le cas. C'est l'accord qui est sur la table, c'est le meilleur accord possible, c'est le seul possible", a lancé la Première britannique, Theresa May, critiquée de manière virulente dans son propre camp.

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Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a envoyé exactement le même message aux parlementaires britanniques. "Ceux qui pensent qu'en rejetant cet accord, ils en obtiendront un meilleur seront déçus dans les secondes qui suivent", a-t-il soutenu.

Malgré l'accord approuvé lors d'un sommet à Bruxelles, les Européens se sont gardés de tout triomphalisme.

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Voir le Royaume-Uni "quitter l'UE n'est pas un moment de jubilation ni de célébration, c'est un moment triste et c'est une tragédie", a déclaré Jean-Claude Juncker.

"Il est tragique de voir le Royaume-Uni quitter l'UE après 45 ans", a renchéri la chancelière allemande Angela Merkel, tout en saluant "l'œuvre d'art diplomatique" des négociateurs.

Le sommet de Bruxelles a permis l'adoption du "traité de retrait" de 585 pages, qui ébauche les relations futures que vont tenter de nouer les deux partenaires après le divorce qui devrait être effectif le 29 mars 2019.

L'accord de retrait approuvé dimanche règle notamment la question de la facture que devra payer Londres à l'UE, sans la chiffrer.

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