Cinq candidats retenus pour la présidentielle au Sénégal

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Image caption Madické Niang, ancien ministre des Affaires étrangères

Le Conseil constitutionnel sénégalais a publié lundi une liste de cinq candidats retenus pour l'élection présidentielle du 24 février, dont le chef de l'Etat sortant Macky Sall. Il a écarté deux de ses principaux opposants, l'ex-maire de Dakar Khalifa Sall et l'ancien ministre Karim Wade.

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Le Conseil a également validé les candidatures du député Ousmane Sonko, un inspecteur des impôts et domaines renvoyé de la fonction publique en 2016 par le président Macky Sall. M. Sonko est, depuis lors, l'un des principaux leaders de l'opposition.

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Image caption L'universitaire Cheikh Issa Sall dirige le Parti de l'unité et du rassemblement (PUR)

Les candidatures de l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, de l'ancien ministre Madické Niang, et de l'universitaire Cheikh Issa Sall ont également été validées.

Le Conseil constitutionnel doit statuer le 20 janvier sur les éventuelles réclamations des candidats avant de publier la liste définitive.

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Image caption Macky Sall veut briguer un second mandat.

Ses membres ont sans surprise écarté les candidatures du socialiste dissident Khalifa Sall, et de l'ex-ministre Karim Wade, fils de l'ex-chef de l'Etat, Abdoulaye Wade.

L'ancien maire de la capitale et Karim Wade avaient pourtant obtenu le nombre requis de parrainages, mais ils ont été frappés par des condamnations judiciaires.

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Image caption L'ancien Premier ministre Idrissa Seck sera en lice pour la troisième fois.

Pour conclure au caractère "irrecevable" de la candidature de M. Wade, investi par le Parti démocratique sénégalais, le Conseil constitutionnel a invoqué sa condamnation en 2015 à six ans de prison pour "enrichissement illicite".

Il fait valoir aussi que M. Wade, libéré de prison par la grâce du chef de l'Etat, Macky Sall, ne s'est pas inscrit sur le fichier électoral, l'une des conditions pour être électeur et éligible.

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Image caption L'inspecteur des impôts Ousmane Sonko a été renvoyé de la fonction publique.

Condamné à cinq ans de prison pour "escroquerie portant sur les deniers publics" et détenu depuis près de deux ans, Khalifa Sall a vu son pourvoi en cassation être rejeté le 3 janvier. "Il ne peut plus se prévaloir de sa qualité d'électeur", affirme le Conseil constitutionnel.

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