Assange demande l'asile politique

Julian Assange, le fondateur de Wikileaks Copyright de l’image PA
Image caption Julian Assange, le fondateur de Wikileaks

Le fondateur du site Wilileaks, Julian Asssange, s'est réfugié à l'ambassade de l'Equateur à Londres où il a passé la nuit. C'est ce site, qui est à l'origine de la publication de milliers de télégrammes diplomatiques censés restés confidentiels et qui avait fortement irrité les Etats-Unis.

Il a demandé l'asile politique, après avoir épuisé toutes les voies juridiques pour contester son extradition vers la Suède où une procureure veut le questionner au sujet d'accusations dans des affaires de viol et d'agressions sexuelles.

Sur la page d'accueil, Wikileaks se fixe comme mission d'informer le public. Le site s'est spécialisé dans la divulgation de documents secrets.

La publication notamment de rapports de l'armée américaine en Afghanistan et en Irak et de milliers de télégrammes diplomatiques américains, parfois embarrassants, avait provoqué la fureur de Washington.

Dans l'un de ces télégrammes, l'Arabie Saoudite, demandait instamment aux Etats-Unis d'intervenir militairement contre l'Iran, assurant qu'il fallait "couper la tête du serpent", ce que Ryad se gardait de dire publiquement.

Julian Assange était devenu une personnalité médiatisée mais jamais il n'avait imaginé être l'objet de tant d'attention quand il fut accusé par deux suédoises de viol et d'agressions sexuelles, ce qu'il a constamment nié.

Plutôt que de répondre à une convocation d'une procureure - rappelons qu'il n'est pas inculpé - il aavait préféré venir au Royaume-Uni.

Pendant dix-huit mois ses avocats se sont battus contre son extradition en Suède devant la justice britannique contre son extradition.

Le 14 juin, la Cour suprême, rejetant un dernier recours de ses avocats, avait indiqué que la procédure d'extradition le visant devenait applicable à compter du 28 juin.

Ses partisans craignent que, quelque soit l'issue de la procédure en Suède, Julian Assange ne soit remis aux autorités américaines où il pourrait encourir la peine de mort pour espionnage.

James de la Mare, un partisan de monsieur Assange, estime "particulièrement troublant que le gouvernement britannique semble complice du gouvernement américain".

Selon lui, "c'est un scandale, un coup monté contre lui".

Il critique "la justice britannique, qui, dit-il, "a trouvé des moyens techniques pour rejeter son appel contre l'extradition".