Centrafrique: signature d'un accord

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Les pourparlers de Brazzaville sur le sort de la Centrafrique ont finalement accouché d'un accord sur un cessez-le-feu entre les deux belligérants.

Les négociations sur l'avenir de la Centrafrique ont débuté dans un climat houleux lundi.

Avant même que ces pourparlers ne s’ouvrent, la classe politique et les responsables religieux du pays se plaignaient d'être marginalisés du processus de paix et réclamaient la tenue des pourparlers à Bangui.

Finalement, ce sont près de 170 délégués centrafricains qui se sont réunis à Brazzaville.

Représentants de l'armée, de la société civile, des cultes et des autorités de transition ont consenti à faire le déplacement dans la capitale congolaise.

L'enjeu du forum à l'issue de ces 3 jours était la signature d’un cessez-le-feu entre anti-Balaka et ex-Séleka et de définir un cadre pour un dialogue national.

La Séleka entendait fixer ses conditions avant toute négociation.

Mohamed-Moussa Dhaffane, le chef de la délégation, a réclamé la partition de la Centrafrique avant toute signature.

Selon lui, les musulmans ne sont plus tolérés qu'au nord du pays.

La requête a provoqué un tollé général mais pour certains observateurs, il s'agissait d'une technique de négociations.

Les pourparlers ont été suspendus pendant une heure mardi et ont repris sans la délégation Séleka pour cette journée.

Les pourparlers ont été relancés le lendemain mais la Séleka campait alors sur ses positions, à savoir la partition du pays.

Il aura fallu l'intervention du président congolais Denis Sassou Nguesso pour débloquer la situation.

Au final, le forum de Brazzaville s'est achevé par la signature d'un accord de cessez-le-feu à minima, loin des objectifs fixés.

Les délégués ne sont pas parvenus à fixer le cadre du désarmement des diverses milices du pays, ni à tracer une feuille de route pour un nouveau processus de normalisation politique.