Les réformes grecques à Bruxelles

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Image caption Le ministre des Finances Yanis Varoufakis et le Premier Alexis Tsipras lors d'un vote au parlement grec.

C'est aujourd'hui que le gouvernement grec va présenter une série de réformes économiques visant à rassurer les créanciers internationaux du pays, après qu'un accord a été conclu vendredi pour une prolongation de quatre mois du plan d'aide financière à Athènes.

Les autorités d'Athènes doivent envoyer à Bruxelles une liste de réformes qu'ils sont décidés à mettre en oeuvre en échange de la prolongation de l'aide financière internationale.

Ses créanciers donneront leur verdict demain.

S'il y a désaccord, l'arrangement pourrait être réduit à néant.

Si des aménagements sont nécessaires et réalisables, la Grèce aura jusqu'à avril pour le faire.

Le gouvernement grec a annoncé qu'il va proposer des réformes pour lutter contre l'évasion fiscale.

Les Grecs veulent prouver qu'ils sont maintenant «co-auteurs de leur destin».

Mais en réalité, ils seront obligés de se soumettre à la plupart des mesures d'austérité du programme d'aide financière initial.

Dans le cadre de cet accord la Grèce a accepté de ne pas prendre de mesures unilatérales qui pourraient menacer la stabilité financière.

Elle essaiera toujours de faire en sorte que les fonctionnaires soient réembauchés et que les dépenses sociales soient augmentées - mais en fin de compte ce sont les créanciers qui auront le dernier mot.

Et pour les nombreuses personnes en Grèce qui espéraient que la surveillance de leur pays prendrait fin, c'est une perspective très humiliante.