Hillary Clinton se défend

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Confrontée à d’intenses pressions exercées par ses amis démocrates, l’ex-première dame s’est expliquée au sujet de récentes révélations concernant ses envois de messages électroniques.

Elle est accusée d’avoir, alors qu’elle dirigeait la diplomatie des Etats-Unis, utilisé une adresse personnelle de courrier mail.

Lors d’une brève conférence de presse mardi soir, Hillary Clinton a affirmé qu’elle avait choisi de ne pas utiliser le réseau officiel du Département d’Etat par souci de « commodité » et que son serveur personnel n’a rencontré aucun problème de sécurité.

Elle a indiqué qu’elle n’avait pas utilisé d’adresse officielle de courriel en tant que ministre des Affaires étrangères parce que cet arrangement était « plus simple ».

« J’ai agi ainsi par commodité », a déclaré la potentielle candidate démocrate à la succession de Barack Obama.

Hillary Clinton a estimé qu’elle n’avait pas violé les règles du Département d’Etat.

Elle a indiqué que le serveur privé qu’elle utilisait pour gérer ses e-mails appartient à son mari et que ce serveur, équipé de « nombreux garde-fous », n’a jamais fait l’objet d’un piratage.

« Je n’ai jamais communiqué d’informations top secrètes par courriel », a assuré Madame Clinton.

Madame Clinton a par ailleurs appelé le Département d’Etat à rendre publics tous ses courriels professionnels.

Mais le ministère indique que son enquête sur ces courriels va prendre « des mois », ce qui pourrait empiéter sur la campagne présidentielle.

La polémique a pris une ampleur qui risque d’éclabousser l’image d’Hillary Clinton et de remettre en question son sérieux en matière de transparence.

Les Républicains ont déjà comparé Hillary Clinton à Richard Nixon pour son amour du secret.

Mais dans le camp démocrate, des proches de Barack Obama l’ont aussi critiquée ouvertement.