Hadj : l'Iran critique les Saoudiens

Image caption Selon le guide suprême iranien Ali Khamenei, les autorités saoudiennes sont coupables de mauvaise gestion.

Les critiques abondent sur les conditions de sécurité du pèlerinage en Arabie Saoudite, après la bousculade qui a coûté la vie à plus de 700 pèlerins et blessés 800 autres à Mina.

Depuis l'Iran, l'Ayatollah Ali Khamenei a fustigé la "mauvaise gestion" des autorités saoudiennes, responsables, selon lui, de la bousculade qui a eu lieu jeudi à Mina, à deux pas de La Mecque.

Selon Téhéran, 90 ressortissants iraniens ont trouvé la mort dans la catastrophe la plus meurtrière intervenue pendant le Hajj depuis 25 ans.

A la télévision, le ministre intérieur iranien, Hossein Amir Abdollahia s'est fait l'écho des accusations du Guide suprême.

"Il est clair pour nous que la mauvaise gestion des autorités saoudiennes en charge de l'organisation de la circulation des pèlerins vers Jaramat a causé cet amer et catastrophique accident. Les autorités doivent rendre des compte à cet égard" a-t-il expliqué.

Selon un pèlerin soudanais présent à Mina, il s'agissait du pèlerinage le moins bien organisé sur les quatre auxquels il a participé. Des critiques sont régulièrement lancées concernant la sécurité des fidèles.

L'Arabie saoudite avait pourtant réalisé ces dernières années d'importants travaux d'infrastructure pour faciliter les mouvements des fidèles et plus de 100.000 policiers ont été mobilisés cette année.

Le roi Salmane, qui a reçu en soirée les responsables du hajj, a dit attendre "au plus tôt" les résultats de l'enquête, ajoutant avoir ordonné "une révision des plans" d'organisation du pèlerinage pour que les fidèles "accomplissent leurs rituels en toute sécurité".

Selon un dernier bilan, 717 personnes ont péri dont la majorité sont des étrangers. Parmi eux, des Nigériens, Ghanéens, Tchadiens et Camerounais.