Burkina : la justice solde les comptes

Alioun Zanré, Burkina Faso Copyright de l’image Getty Images
Image caption Le colonel Alioun Zanré, un responsable de la justice militaire du Burkina Faso.

Les poursuites judiciaires menées contre les auteurs présumés du putsch perpétré le 16 septembre de l'an dernier ont connu "une évolution significative", selon les autorités judiciaires.

A la date du 14 septembre dernier, 85 personnes avaient été inculpées, selon les autorités judiciaires burkinabè.

Trente-neuf de ces personnes sont en détention préventive, 12 sont en liberté et 34 ont été remises en liberté provisoire.

Des mandats d'arrêt internationaux ont été émis contre 10 prévenus en fuite.

Vingt-neuf témoins ont été entendus et 275 parties civiles dénombrées par les autorités judiciaires.

Selon le colonel Alioun Zanré, un responsable de la justice militaire burkinabè, le "règlement définitif " du dossier relatif à ces plaintes devrait avoir lieu vers la mi-octobre 2016.

Concernant l'affaire Thomas Sankara, le président assassiné en octobre 1987, 14 personnes ont été inculpées.

Sept d'entre elles sont en détention préventive. Les autres ne sont pas détenues.

Une cérémonie officielle d'hommage aux victimes des manifestations consécutives au coup d'Etat s'est déroulée ce vendredi 16 septembre à Ouagadougou, la capitale.

La cérémonie a été marquée par le dépôt d'une gerbe de fleurs au cimetière municipal de Goughin.