Gabon: la CPI va enquêter

Fatou Bensouda annonce l'ouverture d'un examen préliminaire sur les violences post-électorales au Gabon. Copyright de l’image VANO SHLAMOV
Image caption Fatou Bensouda annonce l'ouverture d'un examen préliminaire sur les violences post-électorales au Gabon.

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé, jeudi, l'ouverture prochaine d'un examen préliminaire sur les violences post-électorales au Gabon.

Fatou Bensouda a indiqué que cela va "déterminer si les critères imposés pour l'ouverture d'une enquête sont réunis".

Mme Bensouda réagissait aux demandes des deux protagonistes.

Le gouvernement a appelé la CPI, le 21 septembre, à ouvrir sans délai, une enquête pour "incitation à commettre le crime de génocide et des crimes contre l'humanité".

L'opposant Jean Ping a également invité Amnesty international et la procureur de la CPI à mener des investigations sur des faits "d'assassinats, de disparitions et de violations des droits de l'homme".

En outre, Jean Ping a demandé, jeudi, des sanctions internationales "ciblées" contre le pouvoir, précisant qu'il ne participera pas au dialogue politique annoncé par le nouveau premier ministre gabonais, Emmanuel Issoze Ngondet.

L'opposant dénonce "un coup d'Etat militaro-électoral" et appelle les Gabonais à se mobiliser pour une journée de deuil national le 6 octobre.

L'opposant qui revendique la victoire a promis l'ouverture d'un dialogue national sous son égide, sans préciser de date.

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