Violences en RDC : l'ONU met en garde

Maman Sambo Sidikou estime qu'il faut que les responsabilités soient situées.
Image caption Maman Sambo Sidikou estime qu'il faut que les responsabilités soient situées.

Selon l'envoyé spécial de l'ONU dans ce pays, la crise politique actuelle pourrait conduire à des violences de masse si rien n'est fait.

L'avertissement de Maman Sambo Sidikou est sans équivoque : la RDC risque de basculer très vite dans une série de violences.

Et les capacités de la Mission des Nations unies dans ce pays risquent d'être rapidement dépassées, avertit-il.

La RDC est plongée dans une crise politique depuis que l'opposition accuse le président Joseph Kabila de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son dernier mandat autorisé par la Constitution, qui se termine en décembre prochain.

Des dizaines de personnes ont déjà trouvé la mort lors des manifestations anti-gouvernementales.

L'envoyé spécial de l'ONU, Maman Sambo Sidikou, estime qu'il faut que les responsabilités de ces violences soient situées.

"Il est clair que nous devons déterminer ce qui est arrivé exactement, et des sanctions doivent vraiment être prises. Sinon l'impunité régnera. L'impunité et l'injustice sont la meilleure recette pour le désastre", avertit M. Sidikou.

Il souligne par ailleurs que le gouvernement congolais doit protéger les droits constitutionnels dans le cadre des préparatifs des élections.

Devant le Conseil de sécurité de l'ONU, Ignace Gata Mavita, ambassadeur de la RDC aux Nations unies, a qualifié les manifestations de septembre de "véritable insurrection".

Il ajoute que son pays est ouvert aux conseils et suggestions, mais qu'il n'acceptera pas les "invectives" contre lui.

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