Ghana : une loi sur les logements de fonction

Edward Adjaho, le président du Parlement du Ghana Copyright de l’image Parlement du Ghana
Image caption Edward Adjaho, le président du Parlement du Ghana

Les députés ghanéens ont adopté un projet de loi fixant les délais dans lesquels les dirigeants du pays et les fonctionnaires doivent quitter leur logement de fonction après l'exercice de leurs fonctions.

La loi votée mercredi autorise l'expulsion de force, du président et du vice-président, de leur résidence officielle, s'ils ne la quittent pas deux semaines au moins avant la cérémonie d'investiture de leurs successeurs.

La mesure est valable pour les véhicules mis à leur disposition par l'Etat.

Les ministres et les autres fonctionnaires doivent quitter leur logement de fonction et remettre les voitures appartenant à l'Etat dans un délai d'un mois après la fin de leur mission.

La loi a été votée en perspective des élections générales prévues le 7 décembre prochain, afin de réduire les retards de transfert du pouvoir aux futurs élus.

Dans les précédentes transitions, des élus ont été expulsés de force et les véhicules de fonction récupérés parce qu'ils avaient tardé à les restituer.

Le projet de loi voté par les députés doit être promulgué par le président avant d'entrer en vigueur.

La loi ghanéenne oblige les fonctionnaires à restituer les biens de l'Etat après l'exercice de leurs fonctions, mais les délais n'ont jamais été aussi courts.

L'actuel chef de l'Etat, John Mahama, vit dans une résidence privée, puisque sa résidence officielle, la Flagstaff House, est en cours de rénovation.

M. Mahama est candidat à sa propre succession pour le scrutin présidentiel prévu le 7 décembre.

Nana Akufo-Addo est son principal adversaire. Ivor Kobina Greenstreet et Jacob Osei Yeboah, un candidat indépendant, sont également en lice.

La cérémonie d'investiture du vainqueur de l'élection présidentielle, élu pour un mandat de quatre ans, aura lieu le 7 janvier 2017.

Sur le même sujet

Lire plus