RDC : 37 morts dans l'attaque d'un village

Trente-sept civils ont été tués dimanche dans l'attaque d'un village hutu par une milice nande dans une zone de l'Est de la République démocratique du Congo.

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Image caption Les maï-maï Mazembe ont constitué un groupe d'"autodéfense".

Cette zone est le théâtre d'affrontements récurrents entre ces deux communautés. Il s'agit du massacre le plus meurtrier depuis un an environ.

Des heurts interethniques liés souvent à la terre agitent le Centre-Est de la province du Nord-Kivu, déchirée par la violence des conflits depuis plus de 20 ans.

"Le village de Luhanga a été attaqué vers 5h00 du matin par des maï-maï Mazembe", a déclaré M. Bokele, un militant de la société civile joint par téléphone de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Les maï-maï Mazembe sont un groupe d'"autodéfense" faisant partie de l'ethnie nande.

Un des assaillants a été tué, a indiqué M. Bokele.

Une source de la 34e Région militaire basée à Goma affirme que "si l'armée n'était pas intervenue, il y aurait eu beaucoup plus de morts".

Le Centre d'étude pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l'Homme (Cepadho), une ONG basée dans le nord du Nord-Kivu, affirme de son côté que "les assaillants ont opéré pendant plus d'une heure".

Le Cepadho affirme par ailleurs disposer d'informations selon lesquelles "les maï-maï Mazembe auraient proféré maintes fois des menaces contre les Hutu au cours de la semaine, leur demandant de vider le Sud-Lubero ou de s'exposer à l'épuration".

Les violences entre Nande et Kobo d'un côté, et Hutu de l'autre côté, ensanglantent le Sud du territoire de Lubero et les confins nord du territoire de Walikale depuis environ un an.

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