Algérie : réaction après la mort d'un journaliste

Le gouvernement algérien a réagi mardi aux vives critiques des partis politiques, des personnalités politiques, des ONG et sur les réseaux sociaux, après la mort dimanche en détention d'un journaliste algérien.

Copyright de l’image Empics
Image caption Le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh, a déclaré mardi que l'équipe médicale "a fait tout son possible" pour sauver la vie Mohamed Tamalt.

Le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh, a déclaré mardi que l'équipe médicale "a fait tout son possible" pour sauver la vie de Mohamed Tamalt.

"L'équipe médicale de l'hôpital Lamine Debaghine de Bab El-Oued, à Alger, a fait tout son possible depuis près de 4 mois pour sauver sa vie mais ce dernier a succombé », a ajouté M. Louh.

Il a indiqué que le dossier du journaliste avait été "traité avec une transparence totale pour éviter toute tromperie, interprétation ou exploitation éventuelle", et qu'il a été "soumis à la procédure judicaire habituelle à travers la publication par l'administration pénitentiaire, d'un communiqué clair portant sur toutes les étapes de l'affaire"., a ajouté le ministre.

M. Louh a souligné que "l'affaire s'est déroulée conformément à la loi et s'est terminée par un décès".

Il a rappelé que le communiqué "a cité la date à laquelle le défunt avait entamé une grève de la faim jusqu'au jour de sa prise en charge par l'équipe médicale spécialisée".

M. Louh a soutient que "désormais l'affaire du décès du journaliste Mohamed Tamalt , 42 ans, est médico-légale pour déterminer les causes de la mort.

"Les résultats de l'autopsie ordonnée par le procureur de la République "seront communiqués conformément à la loi", a-t-dit.

Il a ajouté que la plainte déposée par le frère du défunt journaliste "est prise en charge par le procureur de la République compétent".

Lundi, des centaines de personnes ont assisté à l'enterrement du journaliste dans son quartier de Bechdjarrah, dans la banlieue sud-est d'Alger.

Le journaliste est mort dimanche dans un hôpital à Alger, alors qu'il purgeait une peine de deux ans de prison.

Il observait une grève de la faim en guise de protestation contre sa condamnation, en juillet 2016, par un tribunal criminel pour "offense au chef de l'Etat" et "atteinte à corps constitués", contenues dans des posts publiés sur sa page Facebook.