Ebola: 3% des malades ont propagé l'épidémie

3% des personnes infectées par le virus ont été responsables de 61% de toutes les contagions en l'Afrique de l'Ouest. Copyright de l’image Getty Images
Image caption 3% des personnes infectées par le virus ont été responsables de 61% de toutes les contagions en l'Afrique de l'Ouest.

La majorité des infections de l'épidémie Ebola ont été causés par une poignée de malades d'après des chercheurs britanniques et américaines.

3% des personnes infectées par le virus ont été responsables de 61% de toutes les contagions en l'Afrique de l'Ouest.

Les jeunes et les personnes âgées étaient les plus susceptibles d'être de super-propagateurs.

L'épidémie Ebola a été d'une ampleur sans précédent sur la période 2014-2015 en Afrique de l'Ouest.

Plus de 28 000 personnes ont été infectées par le virus et environ 11 000 personnes ont succombé à la maladie d'après l'organisation mondiale de la santé.

3 ans plus tard, une étude publiée dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences permet de mieux comprendre la propagation fulgurante du virus.

Seuls 3% des personnes ont été responsables des deux tiers des infections.

Autrement dit, l'infection de quelques patient a suffi pour propager l'épidémie sur toute une partie de l'Afrique de l'Ouest.

Les enfants de moins de 15 ans et les adultes âgées de plus de 45 ans était les plus susceptibles de propager le virus.

Les chercheurs n'ont pas pu déterminer si des facteurs biologiques ou sociaux étaient responsables de cette situation.

Par ailleurs, ces personnes se trouvaient davantage parmi les populations que dans les centres de traitement.

Ils ont donc continuer à propager la maladie même après que personnes de malade eurent été transmis dans des centres de soins.

Cibler ces super-propagateurs aurait permis d'intervenir plus tôt pour éviter la plupart des infections.

Les chercheurs espèrent que ces informations les aideront à mieux contenir la prochaine épidémie.

Les super propagateurs ont également été impliqué dans le développement d'autres épidémies comme le syndrome respiratoire aigu sévère.

Sur le même sujet