Cinq organisations condamnent les violences en RCA

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka. Copyright de l’image Getty Images
Image caption La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka.

L'Onu, l'Union Africaine et l'Union Européenne mettent en garde les groupes armés face au regain de violences en Centrafrique.

"Les cinq organisations partenaires exigent des belligérants qu'ils cessent immédiatement les hostilités. Elles rappellent que toute attaque contre la population civile, le personnel des Nations unies et des organisations humanitaires est passible de poursuites judiciaires", indique un communiqué également signé par la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Ces organisations condamnent les dernières violences "perpétrées par le FPRC et ses alliés, ainsi que par le Mouvement pour l'Unité et la Paix en Centrafrique (UPC), qui ont causé de lourdes pertes parmi les populations civiles et des déplacements importants".

Elles saluent saluent "l'action robuste" de la Mission des Nations unies (Minusca) "pour protéger les civils".

Un hélicoptère de la Minusca est "intervenu" le 11 février pour stopper des hommes armés d'une faction de l'ex-rébellion séléka qui avançaient vers la ville de Bambari (centre).

Un chef milicien, considéré comme l'un des chefs influents du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), a été tué lors de cette opération, selon un de ses proches.

Jeudi, l'ONG Human Rights Watch a dénoncé l'assassinat de 32 civils en décembre par un groupe armé issu de l'ex-rebellion Seleka.

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka.

La contre-offensive des anti-balaka avait provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

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